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Gaildorf

Gaildorf

Le temps est maintenant à l’unisson de ce que vous avez en métropole et les températures s’établissent autour de 29° à l’ombre quand il y en a …et les prévisions sont stables pour l’ensemble de la semaine.

C’est pourquoi je n’étais pas mécontent que l’hébergement d’hier ne propose pas de petit déjeuner, je me le suis fait avec mes provisions, cela m’a permis de partir à 6h45 et ainsi de faire un maximum de chemin dans une atmosphère agréable.

La vallée dans laquelle je progresse en tout début de matinée , est barrée par un viaduc reliant les deux plateaux bordant la rivière. C’est pas sa longueur qui m’a impressionné, c’est sa hauteur. Le ciment très clair avec lequel il a été construit donne le sentiment que le tablier du pont forme une sorte de Voie lactée dans le ciel.
La nature calcaire des sols à faciliter l’érosion et le creusement des vallées, si bien que les prairies ont des airs d’alpages, impression confirmée par la présence de grosse cloche au cou de certaines vaches.

Sur le coup de 10h , j’arrive Schwäbisch Hall . On est dimanche et il n’y a pas grand monde dans les rues. Mais je vois quand même une femme qui vient face à moi avec un paquet qui viendrait bien d’une pâtisserie .
Un œil sur le balisage, un œil sur la carte de mon guide et , c’est là que je suis fort, un dernier œil pour scruter les commerces , pour ne pas rater une pareille occasion. En fait , je suis bien aidé par le fait que cette pâtisserie avait une petite terrasse le long de la boutique.
Bien sûr , je m’arrête et choisi quelque chose qui s’apparente à un fraisier, mais là, avec des vraies fraises et pour compléter ma ration de sucre , un Coca.
Je croise un randonneur qui me dit « buen camino «  et spontanément je lui ai dit «  gracias « 

Je fais encore quelques kilomètres avec le chemin, mais je dois le quitter une nouvelle fois car mon hébergement pour ce soir en est assez éloigné.

Je croise plusieurs ponts couverts.

Après 12h30 la chaleur commence vraiment à se faire sentir.je suis maintenant sur des pistes cyclables et les bancs à l’ombre sont pris d’assaut par les très nombreux cyclistes que je croise ou qui me doublent. Rien Unter Linden, mais on fait avec ce que l’on trouve.

J’arrive à 14 h à Gaildorf

Deux détails qui ont attiré mon œil, le patron se prénomme Atila, ce qui n’est absolument courant, et le dîner a été servi avec des couverts de la marque Solex…

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