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A tous petits-enfants, mes enfants et leur conjoint , ma fratrie, mes amis
Vous vous en doutiez probablement, mais voici l’ultime page d’un dernier chapitre écrit seul, mais qui vient clore un grand livre ouvert le 15 avril 2008, lorsque Évelyne et moi avons fait les premier pas depuis notre future maison du boulevard de rochebonne, pour aller jusqu’à Saint Jacques.
Nous l’ignorions alors tous les deux , mais cela allait être une formidable aventure faite de voyages à pied, mais pas seulement.
Ainsi , nous aurons vu pas mal de pays , rencontré beaucoup de gens et vécu des péripéties mémorables.
C’est ensemble que nous avons pu faire cela , l’un encourageant ou soutenant l’autre,
J’avais eu la chance de pouvoir lire assez jeune les romans de Jules Verne , les récits d’ Alexandra David Neel, Ella Maillard, Nicolas Bouvier, Patrick leigh Fermor, (Entre fleuve et forêts ) Bernard Olivier ( La longue marche) et bien d’autres.
Elle en a probablement lu certains, mais elle avait quelque chose de plus, le gène du cap-hornier, légué par son grand-père.
Elle aurait pu légitimement être un peu inquiète voire réticente à m’entendre parler de ces vagues projets , le seul qui était véritablement imaginé étant le premier, mais nous avions fait trois tests pour voir ce que cela signifiait et ces tentatives avaient été considérées comme réussies, ou du moins comme porteuses de situations à nous sortir de notre ordinaire.
Certes son éducation ne l’avait pas vraiment préparé à cela , mais en femme exceptionnelle qu’elle était , elle a su , non seulement s’adapter, mais , je crois y trouver un univers d’affirmation de soi, lui montrant qu’elle était capable de réaliser des expériences peu communes, voire franchement exceptionnelles.
Nombreux sont ceux qui s’étonnaient de voir que nous voyagions seuls. Vous me pardonnerez de paraphraser le poète, mais un seul S vous manque est tout est dépeuplé.
Si j’ai fait ce dernier voyage, c’est que nous en avions débattu, mais sa sagesse avait choisi le Portugal.
Ce blog affiche un compteur de 630 chroniques auxquelles il faut ajouter 130 autres qui sont évanouies dans la nature. Un grand merci de nous avoir lu.
Tout ceci ne doit pas être un exemple, juste peut être une source d’inspiration.
Je vous embrasse tous très fort
Pierre
En avant , toute
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Strasbourg
Strasbourg
Comment ai je fais pour me retrouver à Strasbourg à 11 du matin ce dimanche.?
C’est ce qu’on appelle un concours de circonstances.
Je suivais depuis plusieurs jours la météo de Strasbourg et , avec une certaine constance, celle-ci annonçait des orages ou des possibilités d’´orages toute la journée. Il fait bien convenir que pour le marcheur /pèlerin / randonneur cette perspective n’est guère réjouissante.
J’avais donc allongé l’étape d’hier afin de réduire celle d’aujourd’hui, mais il restait encore près de 25 kms.
L’hôtel où j’avais pris une chambre, un hôtel moderne où l’on ne voit plus personne. On reçois des infos par téléphone et tu te débrouilles……
Au rez de chaussée se tient un restaurant…italien qui a alimenté sa terrasse d’une sono tonitruante et archi répétitive jusqu’à pas d’heure. Outre que la chaleur ne retombait pas, j’ai beaucoup de mal à m’endormir.
A 5h25 je jette un œil par la fenêtre et il fait déjà un petit jour.
Je me précipite sur ma tablette pour voir les prévisions de Météo France heure par heure et je vois que les premières pluies sont maintenant envisagées vers 11/12 h.
Ni une ni deux, je m’habille remballe mes affaires et me voilà parti à 5 h35.
Autant vous dire que je n’ai pas vu grand monde sur le chemin….sinon des cigognes s’affairant à préparer le petit déjeuner de leurs cigogneaux et c’est comme cela que je passais la frontière à 11h.
Pour mettre un point final à mon aventure, je passe à l’office du tourisme pour un dernier coup de tampon sur ma crédenciale..
Il y a un monde fou dans les rues et devant la cathédrale et la pluie vint effectivement à 11h30 , mais je n’étais plus le même homme, sans mon sac déposé à l’hôtel, mais un badaud parmi plein d’autres. -
Renchen
Renchen
Un dernier effort pour franchir la Forêt Noire.
Hier soir , j’avais le choix soit de partir tôt pour arriver avant la (très ) grosse chaleur et risquer de partir à jeun , soit d’attendre sagement 8 heures , heure classique pour les WE surtout en ville. J’ai opté pour cette solution sachant qu’en prévision d’un dimanche qui pourrait se révéler pluvieux, j’ai allongé cette avant dernière étape, afin de réduire la dernière.
Je ma suis présenté avant l’heure et tout impeccablement prêt.
J’ai expédié cela en deux temps trois mouvements, mais je reconnais que ce n’est pas faire honneur au personnel qui avait préparé cet impeccable buffet….
Je quitte la partie ville et me présente ville thermale avec ces immenses espaces verts, encore peu fréquenté à cette heure, à peine matinale.
Je cherche des yeux des indications de direction. Un très gentil monsieur se propose de m’aider. Quand je lui dit que je veux aller à pied à Achern, il manque de tomber de vélo ( il avait pourtant un pied à terre) heureusement que je ne lui ai pas dit que j’allais en fait 7 kms plus loin…
Es informations me furent utiles et je re escaladais les collines pour quitter la Forêt Noire.
Je fais un bout de chemin et je sors de la forêt et d’un coup là paîe est devant moi. Une légère brume masque les détails, mais au loin, flotte néanmoins les Vosges .
Je suis entouré par un océan de vignes qui sont les alter égo de celles d’Alsace. C,est aussi la période d’épandage de je ne sais quel produit, ici pulvérisé. Je ne m’attarde pas.
Des petits villages sont accrochés à ces pentes et l’un possède une alimentation. Je ne rate pas l’occasion de m’approvisionner.
Après avoir une pomme et des bananes, je demande à la personne à la caisse si ils auraient des barres vitaminées sans chocolat. L’anglais n’étant pas dans son expertise elle sollicite une jeune personne qui très vite me parle en français, mais avec un accent bizarre, je ne vois pas de jeunes alsaciens avec un accent pareil, et je pense à une suissesse alémanique parlant français. J’ai tout faux, c’est une jeune québécoise, venue apprendre l’allemand sur place. Un mot en entraînant un autre je viens à lui parler de la maison du Québec qui offre une résidence à deux jeunes , pendant la saison estivale.
Une cliente âgée se pointe à la caisse et je comprends qu’il faut laisser la place.
Je suis maintenant dans la plaine et il fait très bon…..
Je passe devant un magasin de sports indépendant et là aussi le propriétaire engage la conversation. Je sens qu’il évalue la qualité de ma garde robe et je lui lache mes mille kms et la nécessité d’un matériel séchant dans la nuit. Il opine du chef , me dit qu’il trouve tout ceci formidable et nous nous quittons sur ces aimables paroles
L’autre jour j’avais prématurément évoqué le verger de la région.
Je n’avais rien vu. Aujourd’hui c’est l’allée des fruits rouges, depuis quelques jours déjà c’est fraises tous les cent mètres, mais en plus il convient d’ajouter les cerises déjà bien rouges , mais avec très peu de chair ( usage industriel ?) groseilles, cassis. Mais ce qui surprenant pour un français, pour les cerises par exemple, les branches ,chargées de fruits, viennent vous fouetter le visage alors que vous êtes sur la piste cyclable.