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En avant , toute

  • Fisterra

    Fisterra

    Nous voici à la fin de notre périple pédestre. Je vous le laisse pour 1100 kms, je garde le supplément pour moi.
    Ce matin, nous avons fait pour la seule fois de ces cinq semaines route vers le sud.
    Cela nous a conduit à plus ou moins longer la côte, qui porte par ici , un nom assez original, " La Costa do morte " qui se traduit par ce que vous avez compris, la côte de la mort.
    Cette appellation étrange trouve son origine d'une part dans les croyances millénaires de la mort du soleil , lorsqu'il se couche à l'ouest et qu'il semble sombrer dans la mer. L'autre raison, c'est le nombre impressionnant de naufrages survenus le long de cette cote, le plus important se situant au début du 17 ieme siècle , probablement lors de la constitution de "l'invincible Armada " qui vit vingt navires sombrer dans la baie de Corcubion, faisant 1500 victimes, soldats et marins.
    Et au cours des deux derniers siècles plus quarante bâtiments coulèrent sur cette côte .
    Le village de Fisterra se trouvant 2,5 kms avant le cap, cela nous a permis de déposer nos sacs dans la chambre et de terminer notre randonnée les mains dans les poches.

    Demain , retour sur Saint Jacques en car, puis train vers San Sebastian et re -train pour la France.
    Merci de nous avoir suivi et à bientôt .
    Pierre

  • Muxia 2

    Muxia 2

    Ici, il y a un avant goût de l'été . Aujourd'hui le ciel est clair et la température tout à fait clémente .
    Ce matin nous avons fait une petite balade de repérage pour notre dernière étape demain . Puis, sur cette côté extrêmement découpée , et riche de petites et grandes plages, nous en avons choisi une , histoire de retrouver le vent du large.
    Une journée de repos, c'est aussi l'occasion de se nourrir à peu près correctement et nous avons donc sacrifié au rituel du repas de midi. Mais c'est aussi une nécessité afin de reconstituer notre stock énergétique.
    L'après midi se passe sur une autre plage, mais cette fois-ci dans la baie. Entre le repos, le soleil et deux repas, l'étape de demain, malgré sa difficulté , ne devrait être qu'une formalité .
    Nous devons retrouver nos amis cyclistes néerlandais pour une bière et un dîner . Eux aussi sont au bout du chemin et le retour aux Pays Bas est à l'ordre du jour de mardi.
    Ces rencontres toujours imprévues sont l'un des aspects les plus formidables du camino. Nous avions vécu quelque chose d'un peu similaire avec un Norvégien lors de notre premier St Jacques .
    Allez , encore un peu de patience et vous arriverez avec nous à la fin de ce voyage
    Pierre

  • Muxia

    Muxia

    Aujourd'hui, c'est droit vers la mer.
    Muxia est l'un des deux points d'arrivée sur la mer proposés dans le cadre des " caminos de Santiago". C'est celui des deux le plus au nord.

    Après des pluies mémorables d'hier et de cette nuit, nous étions un peu inquiet de savoir comment seraient les chemins , ce matin.
    L'importance que revêt tout ceci en matière économique et touristique , fait que le passage est quasiment toujours possible, chaque fond de vallée étant doté d'un pont ou d'une passerelle .
    Malgré l'objectif d'une altitude 0, nous montons et descendons beaucoup. Et puis un moment entre les arbres , la mer se distingue au loin.
    Le flux des marcheurs s'est scindé en deux. La plus grande partie est allée vers Fisterra, où nous irons lundi, et La plus petite partie va à Muxia.

    Dans cette fraction, nous retrouvons des jeunes marcheurs , un garçon et une fille, la trentaine, qui avancent à un rythme soutenu. Il y a deux jours , ils nous avaient dépassé , mais nous étions à l'arrêt et il avait fallu qu'eux même s'arrêtent pour que nous repassions.
    Nous les retrouvons ce matin, ou plutôt ils nous retrouvent et nous dépassent à la régulière . Et insensiblement, ils nous mettent quelques petites centaines de mètres dans la vue.
    Nous décidons un arrêt pour un sandwich, ils sont arrêtés aussi.
    Par pur hasard, nous repartons pratiquement simultanément. Et ils nous remettent quelques centaines de mètres ..
    Nous les retrouvons un peu plus loin, assis sur un muret, à fumer une cigarette .
    Nous passons sans nous arrêter et comme la fille me sourit, je lui fais signe que La cigarette était incompatible avec le sport. Elle me répond en me faisant un signe que oui, mais c'était la vie...
    Nous ne les avons pas revu sur le chemin, seulement sur le port l'après midi.
    Ce n'est pourtant pas Evelyne qui ralentit le train , je dois parfois m'accrocher.

    Ici , c'est un "petit port de pêche " donnant sur une baie et bien protégé de la houle d'ouest par une pointe rocheuse . Nous avons quitté les vents d'altitude pour trouver ici le vent du large, mais globalement aujourd'hui , il n'est guère plus chaud.

    Le rapide aperçu de l'ensemble du site nous incite à rester deux nuits.
    Pierre