Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

En avant , toute

  • Le retour

    Le retour
    Nous avons mis à profit ces deux derniers jours pour explorer sans contrainte les rues de Bishkek afin d’observer les habitants dans leur vie de tout les jours.

    Dans un pays qui sort d’une dépendance de plus de cent ans , retrouver la liberté de décider de son destin n’est pas chose facile, les habitants aspirant à vivre comme partout.
    Un autre problème. Est celui de la cohabitation entre les russes et les kirghizes. Nous n’avons vu aucune hostilité de ces derniers vis à vis des anciens détenteurs du pouvoir, mais ce matin nous sommes allés faire un tour du côté de la cathédrale orthodoxe de Bishkek. Et là, l’impression que l’on a , c’est de voir des gens qui s’accrochent à ce morceau de l’éternelle Russie, mais qui les a trahi, ces gens âgés , réduits à vendre des fruits de leur jardin, ou plus simplement encore de mendier.
    La Russie donne une langue commune à un ensemble de peuples, mais la religion qui domine est clairement un islam sunnite financé par les turcs, et les saoudiens .Ce qui donne par exemple des magasins qui revendiquent ouvertement la provenance turque des produits proposés
    Une ville où se côtoient immeubles neufs et friches industrielles , mais paysages de campagne ou de montagne superbe valent vraiment le voyage.

    Nous souhaitons vous avoir intéressés et divertis.
    Merci à tous ceux qui ont posté un / plusieurs commentaires , ou simplement lu.
    Pour notre part nous souhaitons faire un autre beau voyage, mais l’avenir décidera.

    Pierre et Evelyne

  • Bishkek 4

    Bishkek 4

    Après notre retour à Karakol , il n’était pas question d’aller plus à l’est et donc la seule solution crédible était repartir vers l’ouest et c’est ce que nous avons fait.
    Et ce fut un long voyage.
    Pour changer de l’aller nous empruntâmes la rive nord du lac. Elle est protégée des vents mauvais par une barrière montagneuse ce qui lui confère un climat plutôt doux pour la région, favorisant ainsi les activités agricoles et touristiques.
    Des travaux d’infrastructure important sont en cours, réalisation d’un aéroport, ce qui ne nous pas gêné , mais par contre la reconstruction / doublement de la route nous a contraint à rouler à allure plus que modérée pendant au moins 150 kms.

    En cours de route, nous sommes quand même arrêtés sur un site présentant des petroglyphes datant du VI-II eme siècle avant JC. Pour des populations nomades , c’est remarquable.
    Puis à 80 kms avant Bishkek , nouvel arrêt pou admirer la tour de Burana, reste d’un minaret d’une mosquée et d’une ville bâtie par les turcs karakhanides, ceux là même qui introduisirent l’islam dans la région.
    Puis ce fut l’interminable traversée de Bishkek embouteillée par les travaux et la circulation.

  • Altyn

    Altyn-Arashan (2800 m)

    Le refuge où nous sommes arrivés hier soir était le bien venu, après une journée , disons- le harassante. Mais également, il y avait dans cet hébergement un petit air de far west assez rafraîchissant . Et surtout ne prenez pas ce qui suit comme critique, mais plutôt comme la description d’une sorte d’eldorado en devenir.
    Quand vous traversez ce pont branlant pour atteindre le refuge, vous n’avez pas d’attente réaliste à espérer , car sur le programme la soirée se passe sous la tente. Mais pour compléter le décor, sachez que dans cette vallée cela fait un mois qu’il pleut sans discontinuer, que si l’établissement s’agrandit, c’est surtout le royaume des quelques quatre-quatre qui s’aventurent jusqu’ici. Mais à trois cents mètres, voir une cheminée qui fume peut susciter pour une âme égarée , les idées les plus folles.

    Nous contournons le bâtiment ancien et pénétrons dans un espace carré , bordé sur trois côtés par une construction. À droite le bâtiment ancien, en face un chantier en cours , mais réalisé en bois , des troncs cylindriques de belle facture, et à gauche , la même chose, mais terminée.
    Nous pénétrons dans le bâtiment ancien où se tient un sorte de taverne , avec un poêle, où tous les perdus du coin, touristes comme autochtones, viennent se réchauffer et manger un morceau et raconter leurs exploits ou leurs déconvenues.
    Et comme nous en avions tous besoin Talant, annonce une tournée générale de....thé ( pour être fidèle à la vérité , il nous avait proposé de la bière , mais 17h paraît un peu tôt selon nos critères)
    La pièce surchauffée, si elle n’élimine pas la fatigue, permet de récupérer un peu, le thé aussi d’ailleurs.
    C’est alors qu’Elvira nous annonce qu’en raison des conditions météo , Talant nous a pris un chambre pour trois, les garçons restant sous la tente.
    En effet le bâtiment terminé abrite des chambres et des petits dortoirs.
    Et franchement quel bonheur de passer sa nuit sous un toit, quand le ciel n’est pas clément.

    Après la douce nuit espérée , les courbatures ne s’étaient pas totalement dissipées, mais c’était en bonne voie.
    Une fois un petit déjeuner de montagnard pris, que nous avons adapté à notre état, nous repartons.
    L’aubergiste fort sympathique pourra rajouter un jour de pluie à son palmarès , car nous avons fait la descente à la cadence d’une averse tropicale tous les quart d’heures.
    Nous comprimes l’exploit de l’entreprise de construction édifiant l’agrandissement du refuge, quand nous arpentions la piste qui montait vers le lieu-dit. Une véritable torture pour les véhicules à moteur.

    Vers midi, toujours sous une pluie battante, nous retrouvâmes Rima, qui était venu à notre rencontre et avait monté, avec l’aide de Madé et Marlen, le double toit de la grande tente, pour que nous puissions prendre un repas chaud.