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En avant , toute - Page 2

  • Baden Baden

    Baden Baden

    Pourquoi faire escale à Baden Baden ?

    En fait il y à plusieurs raisons et que valent elles réellement, je n’en sais trop rien.
    Tout d’abord mon père avait un ami allemand qui habitait ici, et ce nom m’était resté dans la tête . Puis , les plus âgés d’entres vous s’en souviennent sûrement, en plein mois de mai 68, le général de Gaulle était venu chercher ici la confirmation de la loyauté de l’armée, en cette période troublée.
    Et puis , comme ville d’eau, elle était déjà investi par les romains et ici on peut visiter les thermes de Caracalla.

    Une nouvelle dont je ne peux vous dire actuellement si elle est neutre ou mauvaise. J’ai découvert après ma douche quelque chose de suspect sur mon mollet. Pour plus de sûreté, je suis immédiatement allé dans une pharmacie, où la jeune femme me confirme qu’il s’agit bien d’une tique. Après des décennies de randonnées en short, cela ne m’était jamais arrivé. Elle me l’enlève et comme je lui explique que j’avais pris la précaution de me faire vacciner, elle me précise que le vaccin n’a d’effet que contre l’encéphalite, mais pas contre la maladie de Lyme.
    En conséquence elle m’a suggéré de surveiller l’impact et pour éviter les inquiétudes inutiles , elle m’a dessiné un cercle autour de la morsure (?) pour mesurer la croissance éventuelle de l’érythème.

    Cela dit , j’ai pu faire un bon tour dans Baden Baden. Il y a un côté Monaco, évidemment favorisé par la chaleur du grand sud. Des touristes venant d’horizons différents accentuent le ressenti balnéaire et thermale . A l’exception des restaurants et encore, la grande majorité des commerces sont largement tournés vers cette clientèle. Autant vous dire que toutes les grandes marques sont au rendez vous.
    Ici aussi une grande place a été accordée aux piétons , ce qui accroît le côté dolce vita.

    Pierre

  • Bad Herrenalb

    Bad Herrenalb

    J’ai donc quitté ce petit hôtel situé à l’Est de Pforzheim de très bon matin.
    La température était annoncée en légère baisse, mais j’allais peut être rencontrer quelques pentes, et puis traverser une relative grande ville n’est jamais facile.
    Un mot sur Pforzheim, que j’ai découvert ce matin. La ville a du , en 1945 être très concernée par les batailles qui ont fait rage par ici. Donc je n’est pas vu de ces maisons du 17ou18 siècle avec leurs colombages, mais une ville récente , avec une large place réservée aux piétons et des constructions différentes mais homogènes dans leur allure.

    Je trouve la bonne direction pour poursuivre ma route. Rien de bien réjouissant, entre la voie ferrée, l’accès aux différents zones industrielles, et elles ont nombreuses. Je m’y colle quand même.
    Une heure après être sorti de la ville, je vois un panneau pour les cyclistes qui les invitent à partir à droite.
    Disposant d’un confortable trottoir, je n’en tiens pas compte.
    Je suis maintenant dans une vallée étroite , la route principale est bien sur toujours là, la voie ferrée aussi, mais de trottoir, il n’y en à plus.

    Dans ces cas là, je vais côté opposé à la circulation, et généralement cela ne pose pas trop de problèmes. Sauf en la circonstance, la lisse métallique interdisait de marcher de l’autre côté.
    Je dois dire que je n’étais pas trop rassuré de ne pas voir venir le véhicule qui pouvait me percuter. Ce ( petit) calvaire a duré trois kms et j’ai pu accéder à un chemin piétonnier.
    J’avais l’idée que ma route me ferait passer devant, un boulangerie, ou à défaut un supermarché, car je n’avais plus beaucoup de vivre sur moi.

    Tout ceci m’amène à Neuenburg. Je ne sais pas ce que cela raconte quand on va sur internet, mais il est largement formé sur une sorte de cirque, adossé à une falaise permettant la construction, et on y voit des maisons dignes de la Riviera. Par contre pour les commerce, c’est plutôt le désert . Un dépôt DHL fait aussi office d’alimentation, mais uniquement des produits secs. Et en toute petite quantité. J’ai eu l’impression d’être retourné à Cuba.
    J’ai encore un sachet de fruits secs, du pain noir et un babybel.

    Je me dis que les prochains villages auront peut être plus à m’offrir. Je poursuit jusqu’à Dobel, où je vois une pension qui affiche fièrement qu’ici « on parle français « . Un boulanger . il est 13h30 il ne recouvrira qu’à 14h30 ….
    J’arrive à destination à 14h30 . Je découvre sur mon téléphone qu’il faut l’enregistrement avec le téléphone. N’étant pas habitué à ce type de pratique, je me demande comment cela va se passer.

    Le temps de me retourner, deux autres clients ont trouvé une réceptionniste, qui débloque la situation.
    Ils veulent se la jouer « moderne », mais il y a encore un rideau à la douche et celle-ci n’a pas de mitigeur !!!!
    Il semble que chaque village du coin se veuille station thermale et cela crée une ambiance très agréable. Beaucoup de verdure, de grandes pelouses, de nombreux hôtels et des commerces visant spécifiquement la clientèle des curistes. Et le soleil et la chaleur participent au côté indolent de la vie.

    Pierre

  • Pforzheim

    Pforzheim

    Ce matin à 6h28 pas plaisanteries douteuses avec le petit déjeuner.
    Je n’étais déjà pas le premier, mais un quarteron de gaillards s’est présenté dans les minutes qui suivirent.
    Et sur les présentoirs pas de fantaisies non plus , mais du solide du costaud, du roboratif.
    Et quand je quittais ma table, ils étaient tous encore à s’affairer.

    Et ceci me permis d’être sur la route à 6h45 .
    Et c’était une bonne idée car la température fut encore très élevée.
    Je n’ai rien vu d’extraordinaire , mais des fleurs messicoles dans les champs, coquelicots et bleuets , ainsi que des scabieuses.
    On perçoit que les épis ont perdu leur vert de naissance et qu’un certain hale de bronzage fait son apparition , ce qui va si bien aux belles plantes.

    Là où je loge ce soir, est en réalité loin du centre de Pforzheim, dans les faubourgs, à l’Est, mais c’était une façon de réduire la longueur de l’étape, alors celle de demain était, sans cette opération beaucoup trop courte.

    Et si le ciel n’est plus aussi limpide que les jours précédents, la chaleur, elle, semble s’installer.
    Au deux tiers du parcours, un super marché est sur ma route. J’y pénètre pour voir si ils mettent de l’eau dans des armoires réfrigérantes. Non , seulement les produits laitiers et la viande. Ils n’ont pas encore l’habitude.
    J’ai quand même profité de l’air conditionné pendant que je faisais le tour du magasin.

    En arrivant à destination, une autre supérette se présente. Malgré le liquide ingéré au petit-déjeuner , un demi litre, dans une boulangerie, et le litre de ma gourde , j’ai encore acheté 0,5l d’eau gazeuse avec l’espoir de me désaltérer.

    Lorsqu’en début d’après midi, il fait des conditions pareilles et que l’on est entouré par des champs de céréales, les locaux n’ont rien à envier à la Meseta castillane ou du Léon.