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En avant , toute - Page 4

  • Braunsbach

    Braunsbach

    La vague de chaleur qui semble vous concerner largement est également présente ici et il est plus confortable d’en tenir compte, à savoir, partir tôt, faire des étapes pas trop longues et en conséquence éviter autant que possible de marcher après 13 heures.

    Donc je suis de bonne heure sur la route, ce qui m’a permis, peut-être , d’apercevoir un renard. Avant de me voir il envisageait probablement de traverser la route. A ma vue , il a préféré se réfugier dans un champ de céréales où il était beaucoup plus à l’abri.

    Je poursuis mon chemin et arrive ce que l’on redoute, c’est dans l’obligation de dire non à une personne qui s’offre à vous aider. A ce moment je suis sur une petite route et une voiture ralentit et s’arrête à ma hauteur. C’est une charmante femme qui me propose de me déposer à Langenburg. Il est huit heure et demie. Bien qu’elle ne parle que l’allemand, je lui explique que mon objectif c’est de rejoindre Strasbourg à pied.
    Il n’est pas dit qu’à quatre kms de la fin l’étape et vers les 16 h, je n’aurai pas croquer dans la pomme, mais là, c’est non. Je la remercie abondamment. Cela sera pour un autre pèlerin !!!.

    J’arrive donc seul et à pied à Langenburg. J’espérai trouver un commerce alimentaire classique, mais ce n’est pas l’ambiance du village et pas le moment non plus.il y a des projets de festivités à peu près partout .
    J’ai quand même le temps de voir le pâtissier proposer ses wibeles .
    Je vous laisse chercher de quoi il s’agit. Pendant que vous regardez la rubrique de cette petite ville , regardez le château, il m’a eut l’air considérable.

    Langenburg étant construite sur une éperon rocheux, il faut descendre pour accéder au hameau de Bachligen. Et pour franchir une petite rivière de rien du tout, vous empruntez un pont couvert, en bois et de facture récente. Des astucieux en ont profité pour utiliser les pièces horizontales pour installer une sorte «  de boîte à livres ».

    Et là encore il faut remonter sur le plateau et une belle côte de près d’un 1,5 kms s’offre à vous. Et les frigories apportées par le couvert de la forêt semblent bien peu nombreux Je ne sais plus si c’est Confucius, ou le philosophe à vélo que beaucoup d’entre vous connaissent, qui a dit , «  réjouis toi ,car après la côte , une descente t’attends. »

    Comme j’étais de nouveau sur le plateau, il m’a fallu redescendre vers le village de Bransbach.
    Nous sommes samedi et je n’ai encore croisé aucune alimentation, donc je mets le turbo pour arriver avant midi, sait on jamais.

    Dans le haut du village, une autre charmante dame, me hèle, en allemand d’abord , puis nous parlons anglais puis français.
    Elle a déjà été à Santiago ( les 100 derniers kms….) et aussi fait la fraction que je suis en train de parcourir . Pour faire connaître son statut de « pèlerine «  elle a fixé sur le mur de sa maison un carreau de faïence très vendus à Santiago, objet qui représente la coquille stylisée.
    Il est 11h53 , et à la question avez vous ici une alimentation ? Elle me réponds « oui, elle ferme à midi ». Ni une ni deux, je lui fais tous les salamalecs possibles et reprends mon sprint pour arriver avant la fermeture.

    Après restauration, douche et repos,je sors de la chambre , pour voir le paysage. Il fait une belle chaleur. Je prends un Coca. Ici il est vendu dans les cafés directement dans un verre. Curieux selon nos habitudes, mais par contre cela permet de vendre des quantités peu repandues chez nous: 40 cl. Du liquide, du sucre, beaucoup de sucre et peut être du café.

    Une petite expo située au centre du village rappelle à ceux qui l’auraient oublié la survenue de ce qui pourrait s’apparenter à un épisode cévenol , qui dévasta en 2016 le centre de la bourgade . Un film amateur présente les événements et des interviews des responsables expliquant la nature des travaux effectués ultérieurement.

    Ici aussi, il y a des festivités et je suis logé à deux pas . Si je veux partir tôt , j’aimerais pouvoir m’endormir à une heure raisonnable……..

  • Blaufelden

    Blaufelden

    Encore une fois je suis un peu en marge du parcours idéal….

    L’hébergement où j’étais la nuit dernière ne proposait le petit déjeuner qu’à 8h30. J’ai décliné et suis parti un peu avant 7 h ayant repéré une boulangerie/ café qui ouvrait à cette là précisément, pour prendre un succédané de petit déjeuner. La boulangère me dit vous voulez en quelque sorte un ersatz de petit déjeuner. Je lui indique que chez les plus âgés ce mot a laissé quelques souvenirs.

    Je quitte Rothenburg en descendant dans le ravin creusé par la Tauber et lorsque je suis sur la rive opposée et que je vois ainsi la ville et ces portes/tours incroyables. Certaines maisons proches ont jusqu’à 5 étages et je peux vous assurer que ces tours sont bien plus hautes, peut être l’équivalent de 7 ou 8 étages. Pas besoin d’être grand stratège pour comprendre que ces constructions ont été conçues avant l’existence d’une artillerie efficace.

    Le ciel était déjà d’un bleu intense et à l’ombre le fond de l’air piquait un peu, mais cela n’a pas duré et à huit heure j’étais déjà en T-shirt .
    Jusqu’à hier j’ai navigué avec le fascicule décrivant le parcours d’Erfurt à Rothenburg. Je suis passé depuis ce matin au tome 2.
    Je ne vais l’utiliser que très partiellement car il envisage le passage en France très au sud de la Forêt Noire, par la ville de Thann, pas très loin de Mulhouse. Cette route passera par Gy où elle croisera la Francigena ( et c’est comme cela que nous avons connu Gy)

    Pour le moment j’essaye de me projeter sur les prochaines étapes afin de modifier la date de mon billet de train que j’avais déjà acheté mais en prenant une belle marge de temps. Je ne suis pas très aidé par la liaison internet qui n’est pas fiable et qu’il faut sans cesse relancer.

    Pierre

  • Rothenburg on der Tauber

    Rothenburg ob der Tauber

    Ce matin le temps était doux et le ciel largement bleu.

    Comme souvent , j’ai admiré avec plus de lucidité les superbes maisons de Uffenheim dont de nombreuses datent du 16 eme siècle.
    Hier j’avais fait un tour de reconnaissance pour trouver les premières balises et je n’en avais trouvées aucune.
    A peine deux ou trois rues du centre que je n’avais pas arpentées et ce matin , me laissant glisser dans la bonne direction, je suis tombé dessus.
    J’ai pourtant toujours aimé la morale de la fable de La Fontaine, « le laboureur et ses enfants « 

    Donc je poursuis d’un pas décidé et matinal vers Rothenburg.
    Je perds le Chemin en route, mais je ne m’en préoccupe pas trop.

    Seul moment de distraction, je suis dépassé par un couple en tandem, équipé d’un chariot uni roue. Mais le plus remarquable c’est que peu après , ils se sont engagés dans un chemin herbeux……

    Et donc j’arrive assez tôt à Rothenburg. J’ignorais cette cité et ce fut le choc.
    Avec une population à peine inférieure à Dinan , par exemple, ( car comme Dinan, elle surplombe la rivière de façon impressionnante, qui impliquèrent des moyens de défense similaires) , la richesse , la force d’un système politique qui s’impose sur les façades aussi bien celle de l’hôtel de ville que les maisons des bourgeois commerçants du moyen âge et des périodes suivantes. Maisons considérables , hautes, larges , cossues, et en excellent état, en dépit des destructions du dernier conflit mondial.
    La vielle ville est close avec de magnifiques tours/portes , mais manifestement très tôt dans l’histoire la ville a explosé en dehors des murs.
    Les restaurants étalent leurs tables sur la place de la mairie, évidemment interdite à la circulation, les touristes sont très nombreux et des langues variées sont entendues.
    Pour mon arrivée, les organisateurs avaient prévu un concert. Réflexion faite, je suis plus très sûr que ce soit pour mon arrivée.

    Pour le dîner j’y suis retourné. Le WE à venir s’annonce festif, basé sur les avanies de l’histoire locale à la fin du moyen âge. Donc des personnages habillés 16/17 eme , hommes, femmes et enfants, le tout avec fifres et tambours , circulaient autour de la mairie pour annoncer les événements à venir.

    Rothenburg sera la dernière ville de mon parcours située en Franconie/ Bavière.

    Je prends conscience que j’ai dépassé les trois quart du trajet et que demain je ferai mes premiers pas dans le land du Bade Wurtemberg.

    Cela me donne encore quelques jours pour décider de la route à prendre pour franchir la Forêt Noire. En attendant j’ai trouvé une carte de la partie nord de la Foret Noire , qui ,quelque soit la décision prise, sera fort utile.