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En avant , toute - Page 4

  • Ourense

    Ourense

    La distance à parcourir aujourd'hui est restreinte, cela devrait de récupérer d'une part et de disposer de temps pour visiter Ourense.
    Pour nous faciliter la vie , cette étape est pratiquement qu'une longue et tranquille descente.
    En route, nous arrêtons dans un bar pour compléter notre petit déjeuner. Là, trois personnes, toutes les trois parlaient ou comprenaient le français.
    Nous arrivons à Ourense sur le coup de midi, et nous dirigeons vers l'hôtel que nous avions choisi. Complet.
    Je laisse Evelyne avec les sacs et part à la recherche d'une chambre. Je comprends vite que ce sera difficile. Je passe à l'office du tourisme pour avoir la liste complète des hôtels de la ville. Coup de fil à droite et à gauche , toujours complet.
    Deux se trouvent près de la gare , de l'autre côté du fleuve . Cela fait un bout de chemin, donc appel téléphonique préalable. Le premier , cela ne décroche pas. Le second répond mais la communication n'est pas excellente et je ne comprends pas ce qu'on me répond. Nous décidons d'y aller quand même . Un bon km ..
    La réponse sur place: nous sommes complets
    Reste celui qui ne répondait pas. De nouveau un bon km . Il ne pouvait répondre, il était fermé . La liste de l'office du tourisme est à revoir....
    Evelyne était favorable à voir devant , jusqu'à vingt kms. Une troisième étape à plus de quarante kms de suite , j'étais pas trop chaud. Les hébergements étaient eux aussi complets.
    La solution de raison , était de nous diriger vers l'auberge des pèlerins . Avantages, c'était en ville et il y aurait sûrement de la place. Inconvénient, pas de chambre mais un grand dortoir où les ronfleurs s'en donneront à cœur joie.
    Nous finissons par agréer cette solution.
    Retour en centre ville en bus pour nous épargner un trajet urbain à 14 h .
    Ce retour dans le centre faisait plutôt mon affaire, car l'occasion de renouveler une partie de mon équipement (chaussures et chaussettes) qui , vous vous en doutez souffrent beaucoup dans ce genre de voyage .
    Tous ces petits problèmes réglés , nous avons pu arpenter le centre historique , ses multiples places et placettes , sa cathédrale bien sûr et le cloître de San Francisco. Ce dernier est en cours de restauration après avoir hébergé pendant des décennies l'armée espagnole.
    Un souci , néanmoins, le vent se lève , ce qui pourrait signifier la fin de l'embellie dont nous bénéficions depuis quelques jours.
    Comme première grande ville galicienne , vous voulions goûter à la cuisine régionale .
    Nous redescendons en ville où nous avions repéré un restaurant à notre convenance.
    Poulpe et encornets . Ils étaient préparés de façon délicieuse , accompagnés par un vin blanc du pays. Un régal qui nous changeait du porc sous toutes ses formes.

    Pierre

  • Xunquiera de Ambia

    Xunqueira de Ambia.

    Il y des choses que vous n'avez jamais faites, soit parce que l'occasion ne s'était pas présentée pour les faire ou parce que vous pensiez , ou l'on vous disait, que c'était impossible à faire.

    Faire quasiment 100 kms en deux jours ( 46 et 48 kms ) , nous ne pensions, ni l'un ni l'autre que nous étions capables de le faire . Sommes nous épuisés, ratatinés, incapables d'aller boire une bière ce soir?
    Ce matin, après avoir grimper quelques mètres de dénivelé, nous avons bénéficié d'une descente de 14 kms, avec un % très favorable, c'est à dire pas trop fort, pour nous permettre d'y aller bon train, tout en jouissant du spectacle des montagnes au lever du soleil.
    Nous sommes désolés de constater les dégâts causés par la dernière vague de froid.
    La vigne, mais aussi la totalité des arbres fruitiers , des pommes de terre et même des fougères et des arbres comme des chênes .
    Petit déjeuner complémentaire à Laza. Nous en profitons pour réserver une chambre, car engager une telle distance sans être sûr d'avoir une chambre à l'arrivée.....

    Nous repartons et à quelques mètres près, il a fallu récupérer le dénivelé du matin, mais cette fois ci , en positif , en seulement cinq kilomètres .
    Bel effort nécessitant , malgré tout, de récupérer en cours d'ascension, les % étant parfois redoutables , probablement 15% et plus pour quelques endroits.
    Une fois cette difficulté avalée , nous arrivons dans le hameau d'Albergueria. Il y a la un homme excrément sympathique qui tient un refuge pour pèlerins et un bar.
    Et à chaque pèlerin pénétrant dans son établissement , il fait remplir, non pas une fiche de police, ce qui le cas dans les endroits où l'on dort, mais mettre votre prénom votre date de passage et le message que vous voulez, sur une ...coquille saint Jacques, qu'il accroche, maintenant ou il peut , compte tenu du nombre impressionnant de coquilles qui tapissent son bar et les pièces attenantes.
    Chose rarissime ici , il vend des fruits et nous en achetons.
    Nous poursuivons notre chemin sans mollir.
    Notre guide indiquait une distance de quatre kms entre l'avant dernier village et la fin de l'étape . Manifestement, il y avait au moins deux kms d'erreur et les derniers hectomètres furent un peu difficiles qu'escomptés...
    Pierre

  • Campobecerros

    Campobecerros

    Je ne sais pas si vous trouverez , c'est en Galice , et cette halte est tout à fait improvisée . Voici comment cela fut possible .

    Lorsque nous mîmes un pied dehors, les nuages étaient loin et le ciel d'une grande clarté . Mais la température devait tourner autour de zéro degré.
    Nous devions de nouveau franchir un col à 1300 mètres comme hier, mais les conditions étaient bien plus favorables. D'abord l'ascension se fait par le côté ensoleillé de la montagne et alors qu'hier nous avons marché sur un route désaffectée. Aujourd'hui , c'est un petit sentier qui grimpe dans les sous-bois.
    Et c'est sans effort particulier que nous franchîmes ce col, point d'entrée en Galice. Puis ce fut une longue descente à travers de petits villages pas mieux lotis que ceux que nous avons traversés les jours précédents. Beaucoup de maisons en ruines, les rares habitants tous âgés ou très âgés.
    À ce propos, je lisais un titre d'un journal local:" 18 ieme année de décroissance de la population de la région" . Tout est dit.
    Et comme l'étape est relativement courte , nous arrivons sur le coup de midi à À Gudiña . Une dernière descente et nous voyons passer nos amis hollandais , fonçant sur leurs vélos en direction de la bourgade.
    Ils avaient la même intention que nous , se restaurer.
    Le temps qu'ils garent les vélos et se défassent de leur harnachement , nous sommes à leur hauteur.
    Nous prenons notre temps car nous avons décidé de dormir ici. Il y a trois hôtels et un refuge, ce qui offre une belle capacité d'accueil.
    Eux ont comme projet de prendre la route du sud, car sur cette partie, le chemin offre une option .
    Nous partageons un repas rapide et nous nous disons au revoir . Nous nous mettons en recherche d' une chambre . Tous les hôteliers se disent complet. Ce qui nous laisse dubitatifs, mais bon.
    Nous reprenons notre guide et la première possibilité se trouve à 20 kms, car à la différence du Camino Frances où il y a des hébergements tous les trois/cinq kms, ici c'est un peu ( beaucoup ) le désert .
    Nous reprenons la route à 13h55 .
    Nous naviguons sur un plateau à 1000 m d'altitude et nous jouissons d'un spectacle vraiment superbe, notamment lorsque nous " survolons " un barrage .
    Quasiment vingt kilomètres de solitude entre ciel et terre , mais 46 kms quand même et il n'est pas impossible que demain soit du même tabac....
    Nous trouvons une chambre dans une auberge très " terroir" , mais n'est ce pas un certain dépaysement que nous sommes , aussi , venus chercher.

    Pierre