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En avant , toute - Page 8

  • Rome 3

    Rome 3

    C est notre dernier jour dans la ville éternelle et nous allons la consacrer à la rive droite du Tibre.

    Nous y accédons par le pont placé devant le Château Saint Ange, aujourd’hui bien beau bâtiment , couru par les touristes, mais il faut le rappeler, prison du Vatican pendant de nombreux siècles.
    Nous poursuivons vers la place Saint Pierre, et je crois que l’on peut dire que la foule est clairsemée. Ce n’est qu’à l’approche de la basilique que la densité de visiteurs est plus marquée, les différents systèmes de contrôle n’y étant étrangers.
    A l’intérieur, le visiteur est écrasé par la majesté du lieu, la richesse des décors, les marbres, les ors ,les peintures , les statues.
    Les bribes de conversations entendues de ci ,de là illustrent l’universalité de l’origine des visiteurs.

    On ne peut rester très longtemps à de telles altitudes et en quittant la basilique, nous sommes terrassés par la chaleur. Premier objectif, acquérir une bouteille d’eau fraîche, très fraîche, ce qui finalement fut assez facile, les marchands n’étant pas loin du temple.

    Comme notre intention était de poursuivre par le Trastevere, nous prenons à droite assez vite et toujours à l’intérieur de la cité du Vatican, nous assistons à la sortie d’une messe de mariage. Déjà chez nous , ces dames revêtent des tenues hors de l’ordinaire , mais si vous ajoutez une grosse pincée d’italianisme, vous pouvez tomber de votre chaise, enfin moi.
    Ce commentaire est aussi valable pour les tenues en ville, largement encouragées par la température ambiante qui poussent les uns , mais surtout les unes vers des minima vestimentaires remarquables, ce qui peut faire tourner le regard.

    Nous poursuivons dans le Trastevere , au delà où nous fûmes la première fois , pour atteindre une zone très touristique mais néanmoins assez fraîche et verdoyante, avec modération, tout de même.
    Le grand départ étant pour demain, nous décidons de regagner la chambre par le pont qui fait halte sur l’île . Ensuite à travers un dédale de petites rues fraîches , nous arrivons au pied du Capitole.
    Nous gravissons l’escarpement, pour dominer une dernière fois les incroyables fouilles effectuées sur les forums et redescendons de l’autre côté.
    Notre regard est attiré pour un petit attroupement et en bons badauds, nous nous approchons. C’était le lieu où allait être présenté une Ferrari. Au moment de notre arrivée elle était emmaillotée par une sorte d’énorme chaussette, rouge évidemment, mais vous auriez aussi penser à préservatif géant , puisque l’objectif était bien de la préserver des regards. Elle fit trois ou quatre tours de roues et nous la laissâmes à ses admirateurs béats.

  • Rome 2

    Rome 2

    Notre première action de la journée après avoir pris notre petit déjeuner en ville, était de nous rendre à la librairie LaFeltrinelli pour acquérir un topo guide décrivant le chemin.
    Grosse déception, car s’ils avaient bien le tome 1 , le tome 2 n’est plus édité et donc indisponible. La vendeuse qui parlait un excellent français nous encourage à aller voir à la librairie du Touring Club italien. Même réponse en moins aimable. Avant de partir j’avais amputé le livre de Paolo Rumiz de sa partie proprement descriptive du chemin, sans carte ni indication précise sur les hébergements disponibles, mais en français .
    Pour la première moitié du parcours nous jonglerons avec les deux versions, pour la suite nous aviserons.
    Tout ceci ne nous ayant pas pris un temps considérable , nous disposions d’une très grosse partie de la journée , nous avons donc opté pour une reconnaissance des premiers kilomètres du parcours.
    Nous avons très vite été agréablement surpris de trouver un balisage de type GR avec une indication « Francigena du Sud ». Le guide en italien en parle , mais met en garde sur le côté fallacieux de cette dénomination. Espérons qu’au moins ce balisage quelqu’en soit l’appellation, nous mène à bon port.

    Après trois kilomètres, nous décidons de ne pas faire le chemin avant de faire le chemin et il y a tant de choses à voir y compris simplement en flânant dans les rues.

    Sur notre retour , nous longeons les thermes de Caracalla , qui déjà , depuis l’extérieur, nous impressionne par ses dimensions. Nous laissons notre obole au caissier, après contrôle du passe sanitaire et un contrôle de température, pas de celle qu’il fait à l’extérieur, mais la notre . Cela tombe bien , nous n’étions pas encore en surchauffe.
    C’est vraiment un monument gigantesque, entièrement construit en brique .il pouvait recevoir simultanément 6000 personnes. Il avait évidemment des fonctions hygiéniques, mais également récréatives. Les citoyens pouvaient ainsi jouer à des jeux correspondant à nos dames ou échecs d’aujourd’hui.
    Bien sûr une piscine , qui s’appelle en latin » natatio » !!!
    Tout cela alimenté par un aqueduc qui aboutissait dans la partie haute des thermes facilitant ainsi le ruissellement des eaux.
    L’ensemble décoré de multiples mosaïques et d’une statuaire riche dans ses dimensions,thèmes et matériaux .
    Nous nous arrêtons un instant , sur le chemin devant le Circo Massimo où avait lieu les courses de chars popularisée par le film Ben Hur, qui il faut le préciser aux jeunes lecteurs, a été tourné bien après la construction du champ de courses .
    Nous laissons à notre gauche le Colisée. A défaut de vous en parler en détail, puisque l’ayant déjà visité lors d’un séjour précédent, je veux attiré votre attention sur le mot lui même . Le côté grandiose et exceptionnel ne me paraît pas vraiment ressortir du mot Colisée . En revanche en italien on dit Colosseo, et là colosse, colossal vous vient à l’esprit et c’est tout à fait ce qui convient.
    Lorsque vous viendrez vous même , vous partagerez sûrement mon point de vue.
    Lorsqu’une ville possède sept collines ( le Quirinal, l’Aventin ,le Capitole ,je vous laisse cherche le nom des autres) . Je me rappelle du nom de la première car je crois que le palais présidentiel s’y trouve, donc il est évoqué parfois lors d’une crise ministérielle, le second grâce à l’expression «  se retirer sur son Aventin «  qui signifie se mètre à l’écart , le dernier pour , entre autres l’expression «  il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne, qui rappelle que de la gloire au discrédit, il n’y a pas loin parfois.
    Sept collines disais-je, donc pas mal de montées et d’escaliers, mais un exercice fort sain quant on va se lancer dans une randonnée un peu exigeante.

    Tout ceci se déroule bien entendu dans la partie la plus touristique de la ville ou peu s’en faut. Et donc les marchands de souvenirs abondent. J’y ai remarqué quelque chose qui m’a intrigué. Vous trouvez dans ces boutiques des calendriers 2022. Jusque là rien de bien surprenant. Mais parmi ces calendriers sur les lesquels figurent des chats , des paysages , des pompiers nus, et bien d’autres sujets, mais aussi de jeunes prêtres du style de celui dont je vous ai entretenu hier et même beaucoup plus jeunes. Je n’ai pas totalement compris dans quelle tenue ils s’offraient à l’objectif, mais j’ai un doute sur la virginité d’esprit des paroissiennes qui achètent ces calendriers. Mais il est vrai que les voies du Seigneur sont impénétrables......
    Ces pensées impies nous font alterner du soleil à l’ombre , car le soleil se montre encore bien ardent.
    Pour bien vous montrer que si nous sommes des voyageurs à pied , nous sommes aussi des bons touristes, nous avons été jusqu’à la fontaine de Trevi, à l’église St Louis des français, nous avons renoncé au Panthéon, la queue faisait le tour de la place et nous avons terminé notre tour à la Plazza Navona.

  • Rome 1

    Rome

    Nous sommes bien arrivés à Rome, mais moi qui aime bien regarder le paysage d’en haut je suis un peu déçu, la couverture nuageuse était totale jusqu’au lac de Bolsena, à environ une centaine de kilomètres au nord de Rome.
    Une fois la visibilité retrouvée ,le spectacle de l’ocre des champs alternant avec le vert sombre des bois, probablement des chênes verts ou des pins, nous a mis dans l’ambiance du sud.
    Parmi les passagers, un prêtre en soutane, la quarantaine , grand et mince, sûrement promis à un bel avenir, circulait avec un panama blanc , ce qui faisait un intéressant contraste avec le reste de sa tenue.

    L’avion a poursuivi sa descente vers l’aéroport et le pilote nous a offert un atterrissage à l’américaine, c’est à dire avec placage au sol de l’avion d’une telle violence qu’on aurait imaginé le train rentré dans la cabine. Mais il n’était rien.....
    Dieu sait que lorsque vous prenez vos billets ou que vous vous présentez à l’embarquement, vous êtes interrogés sur le fait de savoir si vous avez bien le passeport vaccinal et un document spécifique pour l’Italie, Malte et la Slovénie , appelé PLS, à défaut de quoi vous ne pouvez pas entrer sur le territoire italien. Et chacun d’angoisser, un peu, pour savoir si le sésame que vous possédez est bien conforme .
    Mais le charme de l’Italie est irremplaçable, ni contrôle de police, Schengen oblige, mais cela me convient très bien ,ni contrôle d’aucun document sanitaire.
    Mais il est vrai que le nombre de contaminations est beaucoup plus faible ici que chez nous !!

    Un petit trajet en bus pour rejoindre la gare de Ciampino et en route, en train plutôt , pour Termini.

    L’hébergement retenu étant à deux pas de cette grande gare, nous n’avons pas de mal à trouver la chambre, y déposer nos affaires et ressortir faire un tour , dîner , et déambuler dans les rues du côté du Forum.
    J’ai mis l’air conditionné à 26° pour avoir un peu de fraîcheur, mais il est vrai que nous sommes en ville . Espérons qu’à l’extérieur de l’agglomération l’air soit un peu plus frais.