Berlin.
Bien que quelques mauvaises langues insinuent que les trains n’ont pluS l’exactitude d’antant , mais mon TER puis le TGV sont arrivés absolument à l’heure dite.
Ce qui ne facilite pas le travail du narrateur.
Donc après la Gare Montparnasse, j’ai donc pris le métro et là quelques stations m’inspirent.
Tout d’abord en prenant la ligne 6 je suis passé à St Jacques et cela m’a semblé un bon présage. En poursuivant je passe à Glacière, private joke, où au moins deux lecteurs devraient se reconnaître.
Changement à Bercy, là on ne peut être que mi figue mi raison., et l’on passe alors sur la ligne 14 qui a comme terminus Aéroport d’Orly.
Cela faisait plusieurs décennies que je n’avais pas été à Orly et donc quel plaisir d’accéder à l’aéroport directement depuis Paris.
Je suis dans le hall et j’aperçois un »emballeur ». Cet employé enrubanne le bagage, dans mon cas , le sac à dos, ce qui offre une bonne protection tous azimuts
Tout à la satisfaction de pouvoir me débarrasser de mon sac , je souscris et vais déposer mon bagage auprès de la compagnie. Une fois cela réalisé, je me rends compte, si peu habitué à avoir un sac à main ou un bagage à main, que j’ai laissé dans mon sac ma tablette , une bouteille d’eau ,une banane et les journaux que j’avais emportés pour les lire dans l’avion.
J’ai fait le vol avec cette inquiétude de savoir principalement si la bouteille d’eau n’allait pas se rompre causant des dégâts à la tablette.
, où cette dernière ne pas résister à la manutention aéroportuaire.
Si vous lisez ce compte rendu, c’est que tout c’est bien passé vous laissant espérer la suite de ce périple.
Étonnement de ma part lorsque je découvre le distributeur de billet de chemin de fer de l’aéroport de Berlin ne pas proposer une version multilingue. Je prends donc un billet un peu hasard, puis je me lance.
Le train allait partir lorsqu’un charmante employée de la Deutsche Bahn se présente dans l’allée du train. Je lui demande si le prix très modique payé me permettait d’aller jusqu’à la gare centrale. Elle m’indique que non et me propose de régler la différence, encore très raisonnable.
Une fois sur place, ayant repéré préalablement qu’il fallait que je me dirige vers l’Est pour tomber sur la Orianenburger strasse, le soleil du soir m’indiqua la direction de l’ouest , je partis alors d’un bon pas dans la bonne direction.
25 minutes plus tard et une information quérie dans un bar , je suis arrivé à l’auberge de jeunesse.
Un petit dîner italien avant de me mettre au régime germanique et je vais me préparer la dure journée qui m’attend.
Pierre
En avant , toute - Page 5
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Berlin
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Une nouvelle aventure
Une nouvelle aventure
Si les chemins de Compostelle nous ont guidés pour de nombreux voyages, il reste encore beaucoup d’itinéraires de cet immense réseau que nous n’avons pas empruntés.
Il est vrai que depuis notre dernière randonnée, il y a déjà deux ans, bien des choses ont changées. Celle que j’envisage était déjà à l’agenda à cette époque, mais Évelyne avait préféré le chemin portugais, moins long et au climat certainement plus clément.
Donc faire le chemin seul, parabole de ma vie d’aujourd’hui, me tente et m’effraie. En effet depuis 24 mois, pas de véritable randonnée et même peu de déambulations urbaines et surtout 2 ans de plus…..
Donc le projet consiste à partir de Szczecin ville polonaise, autrefois connue sous le nom de Stettin lorsqu’elle était allemande. Bien que située à une soixantaine de kilomètres de la mer Baltique , c’est le plus grand port du pays et faisait bien sûr partie de la fameuse Ligue hanséatique. Dernière précision, la frontière allemande est à une quinzaine de kilomètres à l’Ouest .
Après quelques jours, rejoindre Berlin, puis poursuivre en direction Sud Ouest pour viser Strasbourg. Cela représente environ 1000 kms et devrait prendre entre cinq et six semaines
Départ mercredi 22 avril 8h33 en gare de Saint Malo. -
Santiago de compostela.
Santiago de Compostela
Départ sous la pluie, fait rarement une étape agréable .
Les paysages sont noyés dans une brume qui écrase tout et avancer, tout de même avec le vêtement de pluie, vous transforme vite en carotte dans une cocotte minute.
Nous sommes dimanche et peu de cafés sont ouverts . Les rares tenanciers qui acceptent d’ouvrir font la gueule. On peut rêvez mieux pour une dernière journée.
Et pour couronner le tout, nous faisons route commune avec une équipe de jeunes hommes extrêmement bruyants, s’esclaffant de leurs tartarinades, même si nous n’en comprenions pas la teneur ,ces discussions ne pouvaient pas concerner les questions environnementales ou l’évolution du pouvoir d’achat en Espagne.
Dans un premier temps , nous essayâmes de les distancer . Nous eûmes un petit succès, mais il ne fut pas pérenne et à l’occasion d’une bonne pente, ils repassèrent devant et nous les laissâmes partir.
Quelques temps plus tard, et cela n’a aucun rapport avec ce qui précède, nous fûmes témoins d’un événement rarissime, au moins pour nous.
Nous allions passer sous un viaduc routier, lorsque nous entendîmes un fort bruit. Nous nous interrogions sur l’origine de ceci, lorsque nous vîmes tomber depuis le viaduc des morceaux de carrosserie. Attention ce n’était une aile ou un capot, mais 6/8 morceaux dont le plus gros avait la taille d’un pot de confiture.
Après avoir évacué ces débris, nous continuâmes une route en pente, le long de l’autoroute. La seule chose que nous ayons pu voir était que les voitures y roulaient à faible allure ( en raison de l’accident ?).
Le reste du parcours fut sans incident . Le soleil acceptant de faire de nouveau son apparition.
La petite machine à nous guider en ville étant hors service ( forfait croqué) , je suis revenu à ma vieille technique, aller demander un plan de la ville dans le premier hôtel 4/5 étoiles que je croise. Ce que je fis donc et avec le plan. , nous arrivâmes sans encombre à l’hôtel.
Un dernier, tout petit effort , pour l’ultime coup de tampon. Bien sur une foule considérable sur le parvis de la cathédrale, mais cela fait partie des attentes.
A propos de la cathédrale, ici aussi on réécrit l’histoire. Il faut savoir que Santiago était surnommé « matamoros » et un bas-relief placé dans la cathédrale illustrait cela . Santiago était l’enfant / l’outil de la « Reconquista ». Cette statue a été retirée……
Reste plus qu’à organiser le retour. J’avais déjà regardé tout cela à l’avance, mais par prudence je n’avais rien acté.
La seule chose de faite était de retenir une chambre à San Sebastian , station très courue .
Nous descendons à la gare , pour prendre les billets. Il existe une liaison Saint Jacques- Vitoria - San Sebastian, que nous avons utilisée la dernière fois.
Sans rentrer dans les détails, le train de mardi 2 juillet est inaccessible, complet? Aïe!
Je suis dirigé vers le service clients, où règnent trois femmes qui constatent comme moi qu’il n’y plus de place.
Mais à trois , il y a plus d’intelligence que dans une seule tête et elles nous trouvent un autre parcours, en train , en bus, pour cause de travaux, puis en train de nouveau. Et tout cela le bon jour et dans les temps.
Cette grande randonnée se termine . 620 kms en 26 jours de marche, cela fait sauf erreur de ma part une moyenne de 24 kms/ jour.
Je crois que c’est pas mal pour une pèlerine randonneuse convalescente et un scribe accompagnateur.
Vous avez probablement trouvé tout au long de ces chroniques quelques trouvailles lexicales. J’en avais certaines dans ma tête depuis longtemps, mais d’autres collectées au cours de mes lectures d’hiver et mises précieusement de côté. Certaines vous étaient connues bien sur , d’autres vous auront fait ouvrir un dictionnaire, au moins pour vérifier si ce mot était employé à bon escient.