Uffenheim
C’est une étape de rattrapage dans le sens où il fallait rattraper le Chemin qui filait sans moi.
Donc de l’efficace, de la micro route ou de la piste cyclable, bref , beaucoup de bitume et un fort vent contraire, sous un ciel chargé.
Et je n’ai rien vu , ni rencontré de particulièrement notable, c’est pourquoi je vais vous parler de ce dont j’ai omis de vous informer. Les miscellanées du voyage.
Tout d’abord , les bas côtés…de la route. J’ai été très étonné de les voir plantes d’arbres fruitiers. Des pommiers, des poiriers, des cerisiers et probablement d’autres espèces . La question que je me pose à chaque que je vois un arbre, qui ramasse les fruits et cela est il souhaitable compte tenu de la qualité médiocre des fruits ? Ceci étant les voir en fleurs le long de la route est très bucolique.
Je crois non plus vous avoir parlé des fleurs que je croise. La plus présente de puis le départ, c’est une sauge , au bleu un peu éteint, mais qui agrémente par sa profusion les différents verts des céréales en attente de maturité. Et depuis deux jours , elle est accompagnée dans sa vocation, par les premiers lupins , qui ont, eux, l’avantage de se présenter sous différentes robes.
Depuis que je suis en Bavière, en réalité je suis en Franconie ( Franken en allemand) , et il semble que les locaux tiennent à ce distinguo.
C’est donc la partie nord de la Bavière et se compose de trois parties , occidentale , médiane et orientale.
Une autre particularité que j’ai découverte, c’est qu’ici ( et peut être ailleurs, mais je ne le sais pas) les pendules des églises sonnent les quart d’heure, la demi heure, et les trois quarts d’heure, sous la forme la plus simple qui soit: 1 petit coup, puis 2 , enfin trois coups pour 45 minutes.
En avant , toute - Page 5
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Huffenheim
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Sugenheim
Sugenheim
Une fois de plus ne cherchez pas ce charmant village sur ma route théorique
Voici comment je suis arrivé dans ce charmant village.
Tout a parfaitement commencé ce matin, temps superbe et perpective d’une longue balade en forêt .
En cours de route et à l’occasion d’une perte (courte) du chemin je fais la connaissance d’un local qui me dit qu’il a été à Saint Jacques et qu’il a fait à cette occasion 1600 kms . C’est la distance à parcourir si l’on part du Puy en Velay. Je n’avais pas l’opportunité de vous en parler , mais déjà hier deux personnes connaissaient l’existence du Chemin.
Et tout se passait à merveille.
Le seul petit soucis que j’avais , c’est qu’ hier aucun des hébergements potentiels n’avait répondu à mon appel téléphonique.
Mais j’étais parti sans m’être assuré d’un lit. Cela faisait longtemps que je n’avais tenté cette aventure.
J’arrive à Scheinfeld, dernier village avant la fin de l’étape (5 kms) .
Comme il était 14 h, je décide de m’arrêter dans une boulangerie pour acheter un Coca. J’en profite pour interroger le personnel sur l’existence des points de chute que j’envisage. Très aimables et désireuses de se rendre utiles, mais manifestement 5 kms rendent ces gens , là-bas , inconnus.
Je les remercie abondamment et je décide d’y aller voir.
Alors que ce village que je viens de quitter avait quatre ou cinq gasthaus, là les deux repérés sont bien définitivement fermés. Et il n’y en a pas d’autres. Information que je tiens de la pharmacienne et de son assistante que je venais de solliciter.
Un client rentre et c’est le conseil de guerre . Je fixe les limites du champ de bataille :
- pas de retour en arrière
- Ma capacité additionnelle est limitée à 5/6 kms
La conversation à trois moitié en allemand moitié en anglais, puis ils se tournent vers moi en me proposant : « Sugenheim »
Ils m’expliquent qu’il y là une gastehaus qui a sûrement une chambre.
Avant de me lancer, je leur demande de vérifier qu’ils ont bien une chambre de disponible. L’appel n’aboutit pas. Aïe. Celà ne réponds pas à la question’ mais la maison n’ouvre qu’à 17 h et il est 15h30.
Df
Je reprends le risque et celui ci fut payant.
Je suis un peu plus au Sud que nécessaire, mais je compte sur la petite machine pour me révéler le chemin idéal demain pour récupérer le Chemin.
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Schlussefeld
Schlüsselfeld
Si vous avez un WE à passer à Bamberg, je vous conseille l’hôtel du Centre.
L’aspect extérieur fait un peu rigide, mais les aménagements intérieurs sont très avenants. Comme un certain nombre d’hôtels de ville, en réalité l’ activité commence au 1er étage. Pour prolonger la salle du petit déjeuner une terrasse a été créée elle aussi au premier étage, ce qui la met dans le feuillage de l’arbre de la courette.
Je pars en redoublant d’attention pour faire face à la vitesse élevée des collégiens à vélo qui ne sont plus très sûrs d’être à l’heure.
Je retraverse la rivière et rentre dans la vieille ville. Sous le porche permettant l’accès , une plaque à la mémoire de Carl Stauffenberg, l’officier supérieur qui tenta d’éliminer Hitler.
Si à l’arrivée j’avais cheminé dans l’espace de la plaine alluviale, sortir exigeait l’ascension du coteau. Cette partie de la ville que je n’avait pas explorée est elle aussi riche en bâtiments superbes , mais aux allures beaucoup plus aristocratiques , clairement le commerce en bas, les responsables politiques et religieux en haut.
À partir d’aujourd’hui, la direction que je prends , s’infléchie vers le S/O
Très vite j’étais sorti de la ville et je me retrouvais dans un océan vert entre différentes cultures, blé , luzerne et des prairies.
Mais la grande différence avec les paysages agrestes du nord , c’est la taille des champs. Ici on est beaucoup plus dans ce que l’on connaît chez nous.
Le balisage est en progrès, et je suis même passé devant des balises datées de 2005.
Un lecteur assidu me demande qu’elle faune je croise. C’est d’abord les chevreuils, encore un aujourd’hui, puis des lièvres, des écureuils et beaucoup d’oiseaux . Ce matin, cigogne et un héron et toutes sortes de passereaux.
Le temps est redevenu plus clément , même si des averses sont encore possibles. La fin de semaine s’annonce très chaude…
Pierre