Bamberg
Ce matin, le soleil brillait déjà tôt et illuminait les prairies qui étaient devant ma fenêtre. Tout ce présentait bien.
Hier soir j’avais eu la chance d’accrocher à mon palmarès, une nouvelle cuisine exotique, la cuisine mexicaine. Globalement des plats inconnus de moi expliqués dans une langue pas plus connue, j’ai choisi du sur, j’ai opté pour un chili con carne. Il me reste la cuisine du Swaziland, mais j’ai bon espoir d’ici Strasbourg.
L’un des éléments qui me permettent de dire que je suis dans la partie ouest de l’Allemagne c’est bien la pratique des langues. Hier soir lors de mon arrivée, j’ai vu trois personnes qui parlaient anglais, et ce matin sur la table du petit déjeuner, il y avait un menu trilingue, dont le français.
Seul petit bémol sur ce menu, le mot anglais « order » avait traduit en français par « bomber « le personnel ???
Broutille que cela !!.
Outre le temps superbe et un peu frais ´ j’ai été favorisé par le fait que je suivais une pente légèrement descendante.
J’ai alors rencontré quelqu’un de très sensible, un radar pédagogique, il m’a indiqué que j’avançais à 6 kms/h. Mais à ce moment , j’arrive sur une infime côte et là, tout de suite il m’inflige un 5 kms/h.
Vous l’aurez compris , on était pas là pour plaisanter. Une lectrice m’avait suggéré de déambuler dans Bamberg, et pour cela il faut un peu de temps. Donc j’ai avalé les 29 kms en 5 h 30 m de marche.
J’arrive à l’hôtel, j’y dépose mes affaire et je vais voir si le tampon de Bamberg valait le déplacement. Sur le chemin une pâtisserie attire mon œil et mon estomac.
Attables à mes côtés, des hispanophones, la mère ,le père et le fiston discutaient ferme. Et c’est très probablement lui le sujet de la conversation, étudiant loin des parents…….
Et je me dis qu’interrompre cette discussion pourrait alléger l’atmosphère.
Donc je sors mon espagnol du grenier et commence à leur parler du Camino dont tout espagnol digne de ce nom connaît l’existence en Espagne, ici c’est moins sur.
En réalité, je comprends assez vite qu’ils sont plutôt mexicains, mais ils semblent intéressés par mon expérience et le demande si nous avons randonné au Mexique. Je veux m’éclipser, mais ils me retiennent.
Chaleur totalement hispano-américaine.
J’arrive à l’office du tourisme. Ici aussi ils déteste les touristes et ferment quand ils sont trop nombreux !!!!.
J’en ai profité pour déambuler. C’est une ville très attachante et on sent bien ses racines historiques y sont particulièrement mises en valeur. Le bâti est parfaitement entretenu et propose une palette de couleurs pastels qui ,probablement ailleurs ,ferait tiquer, mais ici cela figure bien une certaine aisance de bon aloi
. La ville est assise sur la rivière Regnitz qui a alors deux bras ,conférant à la cité, avec ses multiples ponts ,un côté villégiature. Elle tient encore un certain nombre de fonction administrative, religieuse, judiciaire et universitaire, qui lui assure une pérennité qui se ressent dans l’aspect des rues, d’ailleurs très peu de magasins vacants.
Sur le coup de 18 h , je ressors pour dîner . Et une chose est frappante en Allemagne, c’est de constater comment la foule qui était dans la rue il y 30 minutes ou une heure a disparu. A la différence avec l’Espagne ou l’Italie où c’est l’heure de la passegiata où chacun vient se montrer , ici les habitants rentrent chez eux , peut être pour picoler, vu le nombre de gens portant des packs ou tonnelets de bière .
En avant , toute - Page 6
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Bamberg
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Ebern
Ebern
Si jamais vous possédiez une carte de mon parcours, ne cherchez surtout pas Ebern, j’en suis assez éloigné.
L’étape d’hier plus celle d’aujourd’hui représentent plus de 60 kms, et peu avant d’arriver j’ai constaté que je n’avais fait que 21 kms »utiles ». C’est vous dire les compromis qu’il faut faire pour trouver une chambre ( dans une limite de prix raisonnable)
Bonne nouvelle , demain retour des kms utiles.
Si l’accueil, hier soir , était sympathique, le service lui , était aux abonnés absents. Pas de petit déjeuner, c’était anticipé, mais pas la moindre kitchenette pour faire chauffer de l’eau pour un café , c’est abuser.
Cela m’a permis de partir assez tôt, malgré un brouillard qui a quand même accepté de se lever vers les 8h30. Retour des gants aux bouts des bras.
Après deux heures de marche à bon rythme, j’arrive à Lichtenfels. J’avise une pâtisserie balkanique, cela existe au moins ici.
Je prends une part de strudel et un grand café.
La ville est pavoisée de personnages en osier et de paniers suspendus sur des fils au dessus des rues et des placettes. La responsable de l’ OT m’expliquera que le tressage de l’osier est une activité fort ancienne et don un peu l’image de la ville.
Le cours alangui du Main et de ses affluents a semé detres nombreux étangs qui a certainement favorisé la création d’oseraies.
En attendant l’ouverture de l’office de tourisme, Je patiente dans la rue et je me remémore le désarroi qui nous avait saisi lorsque , le jour de notre arrivée en vacances en Autriche , nous nous étions rendus compte que les commerces de bouche fermaient le samedi à midi, je constate que près quarante ans après cela est resté la pratique ici en Bavière.
Le marcheur, pèlerin ou randonneur à trois difficultés à traverser, les autoroutes, les voies de chemin de fer, et les fleuves et rivières.
Pour les deux premières, j’ai pas trop mal réussi, mais passer le Main m’a un peu promené.
Cette partie de la matinée s’est déroulée sous la supervision du monastère de Banz (voir sur internet Kloster Banz) . Vu d’en bas j’avais le sentiment de reconnaître une certaine cathédrale galicienne , façade a double tours….
Je. Inès de franchir la rivière , il est 11h45 et je décide de profiter d’un abribus pour déjeuner.
Ceci fait, je remets son sac en ordre de marche, et au moment où je fais l’effort de le positionner sur mon dos, passe devant moi une troupe d’une quarantaine de personnes, encadrée par des pompiers qui sécurisaient l’affaire.
Il s’agissait d’un pèlerinage marial. Je ne possède pas tous les termes techniques pour vous décrire l’ensemble . Mais drapeaux , oriflammes , (petite) statue de la Vierge, sono relayant des incantations et des Ave Maria, et une clique d’instruments à vent (cuivre) . Ce dernier élément, pour un mécréant comme moi, faisait quand même un peu penser à la fête de la bière.
Donc tout ce petit monde passe devant moi, mais à décider de suivre l’itinéraire que j’ai choisi.
Je suis vingt mètres derrière eux, ne sachant qu’elle attitude adopter.
On fait trois cents mètres comme cela , et une pèlerine s’arrête (prétexte ?) et repart à ma hauteur.
Elle engage la conversation et me dit qu’ils pelerinent depuis deux jours, elle me donne un badge de ce pèlerinage. Comme je ne voyais pas trop où tout cela allait nous mener, je lui ai dit qu’ils ne jouaient, mais alors pas du tout, dans la même cour que moi. Et je lui ai présenté ma carte de visite. Elle a rapidement accéléré pour aller raconter cela à sa meilleure copine et j’ai pris la décision de retrouver mon allure habituelle, celle où l’on fatigue le moins.
Arrivé en tête de groupe, les jeunes qui menaient le rythme ont engagé eux aussi la conversation. Mais voulant s’aligner sur moi, ils étaient en train de perdre le reste de la troupe.
Arrivés à un petit hameau doté d’une église , ils devaient être attendus pour le déjeuner ce qui mis un terme à notre déambulation commune.
Entre averse et soleil, j’arrivais à Ebern , petite ville aux maisons à colombage en nombre incroyable .
Pierre -
Hochstadt am Main
Hochstadt am Main
Comme vous le constatez en voyant le titre de la rubrique du jour, je suis sur les bord du Main.
Ce matin encore quelques dilemmes à résoudre, heureusement sous un ciel plus clément que les jours précédents.
Le problème le plus sérieux reste l’hébergement. Ce soir , je suis à presque 10 kms de la route idéale, hier soir , rien du tout ,3 kms.
Je ne sais pas si demain matin , j’aurais le pied léger pour regagner ces dix kilomètres, mais je l’avais un peu lourd pour les « perdre «
Et demain je vais faire plus de trente kms pour avancer seulement un peu. En un mot comme en cent , j’avance en crabe.
Ce matin jour ,ouvrable classique, il était impératif que je refasse mon stock d’aliments au moins pour les déjeuners, voire les dîners , dans la mesure où je suis hébergé par une particulière.
J’avais vu sur ma route une agglomération susceptible d’avoir une boutique comme les ont popularisées les discounters allemands.
Et ce sera pour moi l’occasion de vous montrez mes progrès fulgurants dans la langue de Goethe.
A l’entrée du village j’aborde une grand mère avec un enfant en poussette.
Q: do you speaker english?
R: nein !
Q: Aldi, Lidl, Netto in stadt ?
R: je traduis la réponse : « houllala , mon bon monsieur, c’est loin par là « accompagné de grands gestes de bras.
Vous noterez que la concision des questions reste redoutablement efficace.
Je m’engage donc dans la direction indiquée
Une confirmation n’étant jamais inutile je réitère ma question auprès d’un automobiliste.
La , aussi je vous traduis la réponse : oui , tout droit à trois kms.
J’étais ravi de cette confirmation, à l’exception du dernier élément qui impliquait de recourir à la petite machine une fois les achats effectués.
Ce détour fut productif, car en plus de mes achats habituels, j’ai fais l’acquisition d’un sandwich et grand yaourt de 500 gr. que j’ai savourés sur le parking, assis sur une bordure de trottoir. Mon attitude a certainement soulevé quelques questions…
En traversant un village à deux pas de l’arrivée , je constate qu’ils connaissent aussi la pratique de l’arbre de Mai, ce n’est d’ailleurs pas le premier que je vois.
Je travers le Main qui n’est ici qu’une rivière comme beaucoup d’autres et il lui faudra bien des tributaires pour devenir la rivière puissante que l’on connaît plus au nord.
J’arrive à l’adresse et l’hôtesse me dit qu’elle m’a vu cheminer. C’est toujours un bon point qui crédibilise le pèlerin.
Elle me montre ma chambre et me dit que deux voyageuses qui sont également ici, vont aller dîner. Elle me demande si je veux les accompagner. Je dis plutôt oui, mais il est vrai, que je dine rarement a 16h30, mais je suis aussi venu pour connaître cela.
Elles me précèdent, le temps que je prenne ma douche.
Je les rejoins. Elles sont fumeuses et se sont installées sur la terrasse de la pizzeria. Je décline . J’ai brûlé beaucoup de calories et j’ai très vite froid, d’autant que je ne suis habillé pour l’extérieur. Exercice de convivialité raté. J’aurai peut être une autre chance !!