Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Ebern

    Ebern

    Si jamais vous possédiez une carte de mon parcours, ne cherchez surtout pas Ebern, j’en suis assez éloigné.
    L’étape d’hier plus celle d’aujourd’hui représentent plus de 60 kms, et peu avant d’arriver j’ai constaté que je n’avais fait que 21 kms »utiles ». C’est vous dire les compromis qu’il faut faire pour trouver une chambre ( dans une limite de prix raisonnable)
    Bonne nouvelle , demain retour des kms utiles.

    Si l’accueil, hier soir , était sympathique, le service lui , était aux abonnés absents. Pas de petit déjeuner, c’était anticipé, mais pas la moindre kitchenette pour faire chauffer de l’eau pour un café , c’est abuser.

    Cela m’a permis de partir assez tôt, malgré un brouillard qui a quand même accepté de se lever vers les 8h30. Retour des gants aux bouts des bras.

    Après deux heures de marche à bon rythme, j’arrive à Lichtenfels. J’avise une pâtisserie balkanique, cela existe au moins ici.
    Je prends une part de strudel et un grand café.
    La ville est pavoisée de personnages en osier et de paniers suspendus sur des fils au dessus des rues et des placettes. La responsable de l’ OT m’expliquera que le tressage de l’osier est une activité fort ancienne et don un peu l’image de la ville.
    Le cours alangui du Main et de ses affluents a semé detres nombreux étangs qui a certainement favorisé la création d’oseraies.

    En attendant l’ouverture de l’office de tourisme, Je patiente dans la rue et je me remémore le désarroi qui nous avait saisi lorsque , le jour de notre arrivée en vacances en Autriche , nous nous étions rendus compte que les commerces de bouche fermaient le samedi à midi, je constate que près quarante ans après cela est resté la pratique ici en Bavière.

    Le marcheur, pèlerin ou randonneur à trois difficultés à traverser, les autoroutes, les voies de chemin de fer, et les fleuves et rivières.
    Pour les deux premières, j’ai pas trop mal réussi, mais passer le Main m’a un peu promené.
    Cette partie de la matinée s’est déroulée sous la supervision du monastère de Banz (voir sur internet Kloster Banz) . Vu d’en bas j’avais le sentiment de reconnaître une certaine cathédrale galicienne , façade a double tours….

    Je. Inès de franchir la rivière , il est 11h45 et je décide de profiter d’un abribus pour déjeuner.

    Ceci fait, je remets son sac en ordre de marche, et au moment où je fais l’effort de le positionner sur mon dos, passe devant moi une troupe d’une quarantaine de personnes, encadrée par des pompiers qui sécurisaient l’affaire.
    Il s’agissait d’un pèlerinage marial. Je ne possède pas tous les termes techniques pour vous décrire l’ensemble . Mais drapeaux , oriflammes , (petite) statue de la Vierge, sono relayant des incantations et des Ave Maria, et une clique d’instruments à vent (cuivre) . Ce dernier élément, pour un mécréant comme moi, faisait quand même un peu penser à la fête de la bière.
    Donc tout ce petit monde passe devant moi, mais à décider de suivre l’itinéraire que j’ai choisi.

    Je suis vingt mètres derrière eux, ne sachant qu’elle attitude adopter.
    On fait trois cents mètres comme cela , et une pèlerine s’arrête (prétexte ?) et repart à ma hauteur.
    Elle engage la conversation et me dit qu’ils pelerinent depuis deux jours, elle me donne un badge de ce pèlerinage. Comme je ne voyais pas trop où tout cela allait nous mener, je lui ai dit qu’ils ne jouaient, mais alors pas du tout, dans la même cour que moi. Et je lui ai présenté ma carte de visite. Elle a rapidement accéléré pour aller raconter cela à sa meilleure copine et j’ai pris la décision de retrouver mon allure habituelle, celle où l’on fatigue le moins.
    Arrivé en tête de groupe, les jeunes qui menaient le rythme ont engagé eux aussi la conversation. Mais voulant s’aligner sur moi, ils étaient en train de perdre le reste de la troupe.
    Arrivés à un petit hameau doté d’une église , ils devaient être attendus pour le déjeuner ce qui mis un terme à notre déambulation commune.

    Entre averse et soleil, j’arrivais à Ebern , petite ville aux maisons à colombage en nombre incroyable .
    Pierre

  • Hochstadt am Main

    Hochstadt am Main

    Comme vous le constatez en voyant le titre de la rubrique du jour, je suis sur les bord du Main.

    Ce matin encore quelques dilemmes à résoudre, heureusement sous un ciel plus clément que les jours précédents.

    Le problème le plus sérieux reste l’hébergement. Ce soir , je suis à presque 10 kms de la route idéale, hier soir , rien du tout ,3 kms.

    Je ne sais pas si demain matin , j’aurais le pied léger pour regagner ces dix kilomètres, mais je l’avais un peu lourd pour les « perdre « 
    Et demain je vais faire plus de trente kms pour avancer seulement un peu. En un mot comme en cent , j’avance en crabe.

    Ce matin jour ,ouvrable classique, il était impératif que je refasse mon stock d’aliments au moins pour les déjeuners, voire les dîners , dans la mesure où je suis hébergé par une particulière.

    J’avais vu sur ma route une agglomération susceptible d’avoir une boutique comme les ont popularisées les discounters allemands.
    Et ce sera pour moi l’occasion de vous montrez mes progrès fulgurants dans la langue de Goethe.
    A l’entrée du village j’aborde une grand mère avec un enfant en poussette.

    Q: do you speaker english?
    R: nein !
    Q: Aldi, Lidl, Netto in stadt ?
    R: je traduis la réponse : « houllala , mon bon monsieur, c’est loin par là « accompagné de grands gestes de bras.

    Vous noterez que la concision des questions reste redoutablement efficace.
    Je m’engage donc dans la direction indiquée
    Une confirmation n’étant jamais inutile je réitère ma question auprès d’un automobiliste.
    La , aussi je vous traduis la réponse : oui , tout droit à trois kms.

    J’étais ravi de cette confirmation, à l’exception du dernier élément qui impliquait de recourir à la petite machine une fois les achats effectués.

    Ce détour fut productif, car en plus de mes achats habituels, j’ai fais l’acquisition d’un sandwich et grand yaourt de 500 gr. que j’ai savourés sur le parking, assis sur une bordure de trottoir. Mon attitude a certainement soulevé quelques questions…

    En traversant un village à deux pas de l’arrivée , je constate qu’ils connaissent aussi la pratique de l’arbre de Mai, ce n’est d’ailleurs pas le premier que je vois.

    Je travers le Main qui n’est ici qu’une rivière comme beaucoup d’autres et il lui faudra bien des tributaires pour devenir la rivière puissante que l’on connaît plus au nord.

    J’arrive à l’adresse et l’hôtesse me dit qu’elle m’a vu cheminer. C’est toujours un bon point qui crédibilise le pèlerin.
    Elle me montre ma chambre et me dit que deux voyageuses qui sont également ici, vont aller dîner. Elle me demande si je veux les accompagner. Je dis plutôt oui, mais il est vrai, que je dine rarement a 16h30, mais je suis aussi venu pour connaître cela.
    Elles me précèdent, le temps que je prenne ma douche.
    Je les rejoins. Elles sont fumeuses et se sont installées sur la terrasse de la pizzeria. Je décline . J’ai brûlé beaucoup de calories et j’ai très vite froid, d’autant que je ne suis habillé pour l’extérieur. Exercice de convivialité raté. J’aurai peut être une autre chance !!

  • Coburg

    Coburg

    Les recherches d’un hébergement à environ 25/30 kms du point de départ s’était révélés vaines, il a fallu poussé jusqu’à Coburg, pour trouver un toit.

    Mais reprenons depuis le début.
    Vers 7h30, je vois par la fenêtre tomber de la neige fondue, peut être qu’à huit cents mètres d’altitude, à cette saison , c’est chose normale….

    Cela tombait bien , le petit déjeuner n’était pas particulièrement matinal, mais lorsque je quittais l’hôtel, il ne pleuvait plus mais le thermomètre d’un commerçant affichait 4° .

    La première heure s’est globalement bien passée , mais je reste sur le plateau. Pour la première fois j’utilise mes gants.
    Arrivé au hameau de Steinheid, une averse bien sentie se met à tomber.
    Je trouve mon salut sous un abribus.
    Le vent est glacial.
    La difficulté, avec un arrêt c’est qu’assez vite , on commence à avoir froid.
    Je profite donc de ce que je croyais une accalmie pour repartir, mais ce n’était qu’un répit , et là plus d’abribus, mais une route de montagne en lacets avec heureusement à cette heure peu de circulation.
    J’arrive à un carrefour où le choix suivant s’offre à moi, Le Chemin, va encore me faire grimper un peu pour atteindre le 900 m, ou je plonge avec la route , vers le fond de la vallée où naturellement, il fera plus chaud. Et c’est l’option que je choisis, faire mon propre chemin.

    Comme cette route de col descend vite et qu’en même temps , le soleil veut bien réapparaître, le pantalon sèche rapidement.

    Un ruisseau, , devenu rivière au fil des kilomètres m’accompagne.
    Mon esprit d’icthyophage scrute dans les parties un peu calme , si une ressource n’est pas cachée. Mais je n’est rien vu.

    En revanche j’ai vu quelques gasthaus, mais elles ne sont pas répertoriées dans mon vade-mecum, qui s’intéresse exclusivement aux établissements sur le chemin. Par ailleurs ces exploitants n’ont probablement pas d’intérêt à être répertoriés par Booking.

    J’arrive à Schalkau , qui était le terme prévu pour cette étape, dans la mesure , même un peu plus loin, l’hôtelier et moi même n’avions rien trouvé. Mais ce petit village avait l’avantage primordial, d’avoir une gare, disons une halte ferroviaire. Je m’y rends . Il y a très peu de trains d’affichés , le prochain, pour autant qu’il circule aujourd’hui est annoncé dans deux heures sachant qu’il n’ira pas à Coburg, mais Sonneberg (en th) et qu’il faudra en avoir un autre pour Coburg. Tout cela me parait un brin compliqué et aléatoire.
    Je décide de pique-niquer. Riche idée , une nouvelle averse bien froide.
    Et nouveau dilemme. Est ce que je fais du stop sur la route des vélos, très directe, mais peu fréquentée. Mais la route principale, elle, est fermée pour travaux. Et il convient donc d’aller aussi à Sonneberg.
    On est en limite Thuringe/Bavière et n’y a pas à proprement parler de grands axes.
    Je choisis le stop vers Sonneberg, là-bas j’aurai le choix entre le train , en direct cette fois, ou de nouveau le stop.
    Même en vingt minutes je n’ai pas vu beaucoup de voitures, mais une a fini par s’arrêter . Le conducteur allait à destination.
    Il me dépose devant la gare, un train partait quinze minutes plus tard.

    Par la fenêtre j’ai pu apercevoir le château de Coburg, qui a tout pour impressionner, même vu d’en bas. Je vous suggère un coup d’œil sur Internet

    Arrivé à Coburg, j’ai fait provisions de sandwiches à la gare, le dîner n’est au programme de mon hébergeur. Heureusement le petit déjeuner lui, est prévu. Ouf.

    Pierre