Coburg
Les recherches d’un hébergement à environ 25/30 kms du point de départ s’était révélés vaines, il a fallu poussé jusqu’à Coburg, pour trouver un toit.
Mais reprenons depuis le début.
Vers 7h30, je vois par la fenêtre tomber de la neige fondue, peut être qu’à huit cents mètres d’altitude, à cette saison , c’est chose normale….
Cela tombait bien , le petit déjeuner n’était pas particulièrement matinal, mais lorsque je quittais l’hôtel, il ne pleuvait plus mais le thermomètre d’un commerçant affichait 4° .
La première heure s’est globalement bien passée , mais je reste sur le plateau. Pour la première fois j’utilise mes gants.
Arrivé au hameau de Steinheid, une averse bien sentie se met à tomber.
Je trouve mon salut sous un abribus.
Le vent est glacial.
La difficulté, avec un arrêt c’est qu’assez vite , on commence à avoir froid.
Je profite donc de ce que je croyais une accalmie pour repartir, mais ce n’était qu’un répit , et là plus d’abribus, mais une route de montagne en lacets avec heureusement à cette heure peu de circulation.
J’arrive à un carrefour où le choix suivant s’offre à moi, Le Chemin, va encore me faire grimper un peu pour atteindre le 900 m, ou je plonge avec la route , vers le fond de la vallée où naturellement, il fera plus chaud. Et c’est l’option que je choisis, faire mon propre chemin.
Comme cette route de col descend vite et qu’en même temps , le soleil veut bien réapparaître, le pantalon sèche rapidement.
Un ruisseau, , devenu rivière au fil des kilomètres m’accompagne.
Mon esprit d’icthyophage scrute dans les parties un peu calme , si une ressource n’est pas cachée. Mais je n’est rien vu.
En revanche j’ai vu quelques gasthaus, mais elles ne sont pas répertoriées dans mon vade-mecum, qui s’intéresse exclusivement aux établissements sur le chemin. Par ailleurs ces exploitants n’ont probablement pas d’intérêt à être répertoriés par Booking.
J’arrive à Schalkau , qui était le terme prévu pour cette étape, dans la mesure , même un peu plus loin, l’hôtelier et moi même n’avions rien trouvé. Mais ce petit village avait l’avantage primordial, d’avoir une gare, disons une halte ferroviaire. Je m’y rends . Il y a très peu de trains d’affichés , le prochain, pour autant qu’il circule aujourd’hui est annoncé dans deux heures sachant qu’il n’ira pas à Coburg, mais Sonneberg (en th) et qu’il faudra en avoir un autre pour Coburg. Tout cela me parait un brin compliqué et aléatoire.
Je décide de pique-niquer. Riche idée , une nouvelle averse bien froide.
Et nouveau dilemme. Est ce que je fais du stop sur la route des vélos, très directe, mais peu fréquentée. Mais la route principale, elle, est fermée pour travaux. Et il convient donc d’aller aussi à Sonneberg.
On est en limite Thuringe/Bavière et n’y a pas à proprement parler de grands axes.
Je choisis le stop vers Sonneberg, là-bas j’aurai le choix entre le train , en direct cette fois, ou de nouveau le stop.
Même en vingt minutes je n’ai pas vu beaucoup de voitures, mais une a fini par s’arrêter . Le conducteur allait à destination.
Il me dépose devant la gare, un train partait quinze minutes plus tard.
Par la fenêtre j’ai pu apercevoir le château de Coburg, qui a tout pour impressionner, même vu d’en bas. Je vous suggère un coup d’œil sur Internet
Arrivé à Coburg, j’ai fait provisions de sandwiches à la gare, le dîner n’est au programme de mon hébergeur. Heureusement le petit déjeuner lui, est prévu. Ouf.
Pierre