Leipzig
Quand j’ai ouvert un œil, le changement de temps que je constatais ne m’a pas surpris, mais la vrai question était, cela vient il de finir ou est ce une sorte de bruine, car il n’y avait aucun bruit et l’eau ne coulait pas.
La maison était très agréable , mais le service était abonné au minimum, pas de dîner ni de petit déjeuner. J’ai donc pris sur mes réserves stratégiques, mais il faudra que je me préoccupe rapidement de les reconstituer.
Donc sur la route à 7h45 et c’était bien une mini bruine, qui je le crains ne fera pas beaucoup de bien aux cultures. Le ciel était plombé nuance argentifère et selon les moments quelque un ajoutait ou retirait de l’argent, si vous voyez ce que je veux dire.
La contrepartie de tout cela était un temps doux, à tel point qu’il a fallu que je retire mon vêtement pluie, tellement j’avais chaud.
Je poursuivais mon chemin dans ces champs gargantuesques, et ici les colzas étaient complètement en fleur, c’était enchanteur.
Pendant les deux premières heures c’était essentiellement des véhicules qui se précipitaient qui vers son usine qui vers son bureau, et donc je le rangeais prudemment pour éviter les soucis aux deux parties.
Après dix heures , la sociologie des conducteurs a évolué et ce que j’attendais , arriva. C’est d’abord un conducteur de bus qui m’invite à monter. Ce n’était bien sûr pas mon intention, mais toujours un indicateur intéressant de la psychologie des gens. Je l’ai remercié, d’autant plus qu’à ce moment , il roulait en sens inverse de ma progression !!!!
Mais ce ne fut que partie remise. Quelques minutes plus tard, un conducteur de camionnette moustaches et cheveux blancs m’invita . Je n’ai pu que le remercier également .
L’arrivée sur Leipzig est déstabilisante. On progresse dans une succession de parcs et d’espaces verts, de bonne largeur , ce qui fait qu’on ne sait pas trop où en est de sa progression.
Mais dans ces espaces, le balisage …..
Ma première préoccupation, arrivé en ville , fut de me diriger vers OT.
Car à partir de demain, je change de route et me dirige pendant 4/5 jours vers l’Ouest vers Erfurt.
Mais à grosse attente, grosse déception. Ils sont au carrefours deux routes, mais pas de tampon approprié, mais surtout aucune carte pour ce parcours de liaison sauf une dessinée par un enfant de quatre ans ou la première agglomération citée se trouve à 50 kms. Il conviendra de faire avec , avec le support de la technologie ???
Pour éviter, un peu, les mauvaises surprises dès le départ, je suis allé faire une reconnaissance sur les deux premiers kms. J’ai déjà réservé une chambre dans un hôtel, mais je ne sais comment on y va !!
Bien sûr il y a ici des immeubles modernes , mais ce qui impressionne le plus ce sont ces bâtiments que je qualifierais de bismarkiens, grosses moustaches ,casque à pointe et corpulence à l’avenant. Mais c’est à voir.
Depuis midi, il ne pleut plus, mais le ciel reste gris.
Hier , c’était déroulé un incident, causant la mort de deux personnes que je ne veux pas qualifier, car de ce que j’ai lu, la police restait discrète.
Le hasard a voulu que je passe par là, elle avait simplement bouclée la rue. Puis plus tard , je constatais qu’un service religieux était organisé, mais c’est incroyable le nombre de journalistes audio et vidéo que cela déplace.
Dernière observation du jour, dans quels restaurants , iraient les allemands si les restaurants italiens n’existaient pas.
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Behlitz
Behlitz
Pour celles et ceux qui me font l’honneur de me suivre à la trace, sur ce coup là , je vais vous aider un peu.
Il s’agit d’un hameau, qui possède néanmoins une belle petite église, qui se trouve à 5 kms à l’est d’un bourg un peu plus important nommé Krostitz, lui même à environ une vingtaine de kms au nord de Leipzig.
Et encore une fois tout ceci est le fruit du hasard. Je cherchais sur Krostitz, mais il n’y avait rien , dans les seconds choix , il y avait ce Behlitz. J’ai modifié mon chemin suffisamment à l’avance pour que le trajet supplémentaire soit minime.
De toutes façons j’étais en pétard contre les baliseurs. Très très peu de balises, pas toujours bien placées et même sur un chemin qui n’était pas le bon.
Globalement ce fut un chemin agreste où je constate que la fenaison est en cours. Pour ça comme pour le reste, un matériel impressionnant.
En lisière de forêt , il assez fréquent de voir des miradors, tournés vers les espaces libres, dont on peut supposer qu’ils servent à l’observation des (gros) animaux ou plus prosaïquement à la chasse.
D’ailleurs peu après , je suis passé le long de prairies qui étaient occupées par une troupe ( harde) de chevreuils. Sont ils destinés directement vers les abattoirs, ou sont ils lâchés dans la forêt proche pour une chasse à venir? J’ai connu ce scénario en forêt de Marly où se tenaient les chasses présidentielles. Cela existe t il encore? On lâchait les faisans quelques jours avant la venue de l’illustre président d’une république bananière pour lui offrir un tableau dont il se croyait l’unique tireur.
Comme prévu, le temps se dégrade progressivement, mais cela reste aujourd’hui encore très agréable
Comme vous le pressentez peut être , je me contente d’étapes modestes, après la tentative de trente kms le 1er mai. Demain encore pour arriver à Leipzig, je vais prendre mon temps. Mais après cela serait bien d’accélérer pour éviter d’arriver pour le marché de Noel à Strasbourg
La maison ou je suis accueilli est tenue par des gens très gentils, mais malheureusement ils ne parle que très peu l’anglais , mais aime beaucoup la France et le monsieur est venu m’entretenir de ses séjours dans l’hexagone. Ils connaissent Saint Malo, mais aussi la côte méditerranéenne. La conversation est vraiment difficile lorsque qu’il n’y a pas une langue commune. L’aide du traducteur automatique aide un peu, mais ni lui ni moi, nous ne sommes experts dans ce fonctionnement.
Probablement pour faciliter le dialogue il m’offre une bière , mais l’effet a été très modeste.
Nous avons essayé de parler du chemin de Saint Jacques, que manifestement il connaissait bien, et il m’a donné des informations sur les villes que j’allais rencontrer à l ´avenir. Vous dire que je n’ai pas tout compris est un euphémisme.