Lubast
Petite info, hier j’ai quitté le land du Brandebourg pour entrer dans celui de Saxe Anhalt
Je vous ai laissé 24 heures pour revoir quelqu’unes des 95 thèses de Luther. Il serait malvenu que vous tentiez d’acquérir une indulgence pour ce manquement .
Surtout qu’ici on ne plaisante pas avec ces questions. Avant de quitter la ville, je suis passé à l’office du tourisme pour obtenir un tampon sur ma credenciale. L’employée, au demeurant fort aimable m’indiqua qu’elle ne connaissait pas le Jakobweg, mais que par contre , je pouvait sillonner la région en suivant le Lutherweg !! Pour le tampon, j’ai accepté le Luther qui m’était proposé, lui faisant remarquer que j’étais très œcuménique.
Si j’avais suivi le découpage proposé par le guide l’étape du jour se serait limitée à 16 kms. Je veux bien admettre que les 30 kms d’hier était clairement ma limite actuelle et qu’une distance moindre permettrait de récupérer, mais tout de même..
Je regarde néanmoins les offres de Kemberg, étape prévue. Rien, sinon à 5 kms un établissement dans mon budget. Je regarde comment gérer ces 5 kms. En réalité très facilement, car cet hôtel est sur ma route, 5 kms plus loin. C’est à dire que l’étape suivante qui était indiquée 26, ne fera plus que 21 kms.
Ce fut vraiment la journée des rencontres. En général , cela suit une interpellation en allemand, je m’approche et parle en anglais. Et là si la réponse est oui et donc un dialogue s’engage. Soit c’est non et forcément la conversation est plus fruste . Mais j’énonce les dix mots en allemand qui restent indispensables : eau, pain ,chambre merci, s’il vous plaît , au revoir, fromage, rue, , mais que j’utilise assez peu en réalité.
Je passe dans un petit village, bien assoupi, et un monsieur s’adresse à moi, même scénario, quelques bribes d’anglais tout de même , mais il connaissait le Jacobweg, la Bretagne et les Pyrénées.
Puis un autre qui m’a félicité quand je lui ai dit que l’objectif était Strasbourg, lui imaginait Leipzig , à 70 kms. Puis un couple à sa fenêtre, alors que j’étais à un carrefour et que j’hésitais, avec la carte en main.
Manifestement, ils ne connaissaient rien de ces chemins, mais ils connaissaient la route pour Lubast.
Peu avant cette dernière historiette, j’étais repris d’une fringale de gâteau. Le (très ) peu qui figure sur les cartes des restaurants sont indisponibles. Hier soir encore, le seul dessert à la carte était une mousse au chocolat . Je n’ai pas bien compris pourquoi, mais il n’y en avait pas/plus.
Donc, je mets en tête de trouver une pâtisserie, voyez combien je suis atteint ! En fait de pâtisserie, je passe devant une supérette, mon gestionnaire de bananes m’ayant averti d’un niveau bas des stocks.
Je pénètre dans l’établissement et oh, surprise, il y a , indépendamment de l’alimentation, une boulangerie pâtisserie qui proposait des sortes de tartes aux fraises . Et puisque j’étais là, je prends une cannette de Coca, un pot de produit lacté aux fruits rouges, ou plutôt , goût fruits rouges et mes bananes, tellement vertes, que j’avais l’impression d’acheter des feuilles !!!
La caisse passée, je me dirige vers la « pâtisserie « . Techniquement ce n’est pas, au moins pour moi, une tartelette, mais une sorte de génoise avec une fraise coupée de profil, la même devant servir de décor à plusieurs parts, ce qui fait que quand vous manger cela , c’est plutôt le goût de la TVA qui ressort en premier.
Demain , l’étape se termine dans une station thermale, la probabilité d’une véritable pâtisserie est plus grande , qu’un bourg au milieu des asperges.
Le temps est toujours magnifique, les prévisions pour le début de la semaine sont beaucoup moins optimistes .