Melchow
Les bungalows prévus pour la belle saison, c’est bien pour….la belle saison.
C’est encore sur la petite terrasse qu’il faisait le meilleur. Je ne suis pas aidé non plus par mon régime alimentaire . C’était mon deuxième soir sans dîner et comme les déjeuners sont sur le pouce, ces grignotages permettent juste de survivre.
Ayant actuellement un chat dans la gorge et pour éviter qu’il se transforme en un tigre, j’ai enfilé le ban et l’arrière ban de ma garde robe, car la couette était aussi une version « été «
Bungalow=autonome, c’est à dire pas de petit déjeuner. Heureusement, il me restait un de ces pains briochés que j’avais prévus pour les disettes
Et pour la boisson, j’avais trouvé dans les affaires de randonnée des petits sachets de café et de sucre qu’Evelyne préparait systématiquement avant chaque départ. Grâce lui soit une nouvelle fois rendue.
Ce fut la journée des forêts. Le matin puis l’après midi. Celle du matin globalement une belle hêtraie, en cours d’exploitation, mais comme on le recommande maintenant, c’est à dire en coupant à peu près 25% du bois exploitable. Celle de l’après midi , beaucoup plus vallonnée , avait beaucoup moins vu les bûcherons et les essences étaient très variées. Dans les deux cas ,la plus grande partie du parcours s’est fait sur des routes pavées.
Peu avant d’arriver à Eberswalde , je retrouve le canal que j’ai vu jeudi dernier , l’Oder-Havel kanal. Au moment où je rejoins sa rive, il est construit sur un remblai et donc je suis au pied d’un talus qui doit faire une dizaine de mètres de hauteur. Et bien sûr , au premier abord , je me demandais à quoi pouvait bien servir cette incroyable masse de terre.
Progressivement, en poursuivant mon chemin le long du canal, le sentier est venu à hauteur de l’ouvrage et tout c’est éclairé.
J’étais aux portes d’Eberswalde, et comme le petit déjeuner avait été un peu succinct, j’avise la première supérette sur mon chemin, pour acquérir ce qu’il faut dans ces circonstances. Bananes, pain de mie, fromage et même un sandwich industriel feront mon ordinaire et comme le poids c’est l’ennemi, je squatte un arrêt d’autobus pour rétablir la bonne balance en mon sac et mon estomac.
Je passe un pont sur un autre canal, pour arriver dans la ville ancienne.
Je perds de vue mon balisage, mais comme je scrute les poteaux et autres endroits où pourraient se trouver ma balise, j’aperçois le logo de l’office du tourisme.
Je m’y rends pour remplacer une des cartes qui m’accompagnent.
Pas de chance , ce bureau n’ouvre qu’à 11h. Mais je préfère attendre assis au soleil.
A l’heure dite , l’employée me reçoit. Elle connaît bien le Chemin et sait qu’ici, c’est la via Imperii, me propose différentes cartes ou documents, et j’en profite pour lui demander si elle a un tampon spécifique. Elle me répond que oui et aussitôt dit aussitôt fait.
Il est 11h10 et il fait beau. Je marche d’un bon pas dans cette ville très arborée. Je passe devant une pâtisserie où deux clientes dégustent une tarte aux fraises et bêtement, je ne prends pas le temps de m’arrêter pour m’en offrir au moins une. Je le regrette encore.
De plus en plus souvent , lorsque vous arrivez, vous vous trouvez devant une boîte à clefs, c’est très pratique. Je me souviens d’établissements fermés jusqu’à 17 ou 18 heures et où fallait patienter, alors qu’une douche était ardemment attendue. Fini tout cela , mais pour l’accueil c’est affreusement anonyme. L’intérêt de ce mode de voyage c’était aussi pour rencontrer des gens et parmi ceux là les hébergeurs ont une grande valeur….
Pierre
Commentaires
Ici, on nous annonce l'arrivée d'une "goutte froide".
Je ne sais pas dans quelle mesure elle va remonter jusqu'à toi et, si oui, en combien de temps, mais je t'encourage à ne pas laisser passer les prochaines tartes aux fraises, car tu risques d'avoir besoin de calories pour te réchauffer !
Bonne route
Je prends le train du blog en marche, il est parti sans moi !! Délicieuse lecture. En revanche, comme Marc, je vous encourage à ne JAMAIS dénigrer quelque tarte aux fraises ou snack qui se présente sur la route, quitte à le garder pour plus tard. D'ailleurs, ma surprise est grande de savoir que vous voyagez sans même une boîte de sardines au fond du sac. Ça doit bien se trouver dans vos contrées, non ? À la lecture du dernier billet, on sent les jambes moins lourdes et les épaules moins douloureuses... la corps commencerait-il à retrouver ses habitudes de marche ? Buen camino !
Hier j'ai manqué de t'envoyer mon commentaire journalier : rien de grave: voiture au garage ...temps long et une visite à 18h ...mais sans faire trop de kilomètres à pied . Bien m'avait pris d'écrire un brouillon avant ....
Donc voilà mon commentaire d'hier
On dit " couches , couches, couches".je parle des couches superposées de vêtements pour se protéger du froid. Les hébergements semblaient être un point sensible auquel tu avais pensé! des provisions sont très souvent utiles mais chaque chose pèse son poids quand on marche beaucoup.
Je me garderais bien d'une quelconque remarque féministe au sujet du café et du sucre. Un vrai réconfort certainement! Très étonnée que tu aies résisté à la tarte aux fraises, te sachant très gourmand ...si tu en vois en vitrine ....fais fi des économies. Je m'attaque au commentaire sur Berlin.