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Berlin

Berlin

La journée a clairement été coupée en deux.
La première partie, le matin a été consacré à une véritable marche longtemps guidée par le balisage . ´c’est encore la campagne, .
Je traverse un bourg très sympathique ,Biesenthal, qui clairement et ce n’est pas d’aujourd’hui,des villas sont datées du début du 20eme siècle, possède un aspect bourgeois ,rues larges bordées d’arbres, villas cossues, jardin bien entretenus. Et à force de regarder ce paysage avenant , je perd le chemin.
Sans importance la ville suivante est indiquée sans aucune confusion possible et je profite d’une piste cyclable incroyable.
La il faut que je vous raconte une petite histoire que peut être quelques-uns connaissez, vous n’en m’excuserez. Au début du 20 siècle les états majors français et allemands ont eu le sentiment qu’un nouveau casque devenait nécessaire. Les allemands ont fait appel aux spécialistes de la faculté de médecine pour imaginer un objet le plus efficace.
En France nous avons fait appel aux gens des beaux arts, l’important entant que l’objet soit élégant.
C’est que je veux vous dire avec les pistes cyclables, pas celles des villes bien que, mais celles des champs. Je connais une ex nationale, rendue au département de la Manche dans le cas présent. Ils ont élargie la route de 30 /40 cms de chaque côté pour intégrer des pistes cyclable . C’est formidable on ne trouve pas cela partout.
Ici non plus d’ailleurs. Ils ont laissé la route dans son état d’origine , mais au delà des arbres qui agrémentent celle ci , ils ont crée ex nihilo, .une véritable piste de trois mètres de larges, j’ai vérifié avec mes compas, . Dans le hameau que je traverse celle ci est réduite à la largeur du trottoir mais pour le reste elle existe bel et bien.

J’arrive à Bernau bei Berlin.
Premier soucis, refaire ma provision de petits pains., sait on jamais. Et là nouvel étonnement, une client , tout à fait la ménagère de moins de cinquante , me sort un billet de cent € , je ne suis pas sûr d’en avoir jamais eu dans mes mains !!!! , un coup d’œil furtif m’avait montré qu’elle en avait d’autres dans son porte monnaie
Après cet instantané de la vie , je vais vers l’office de tourisme pour voir si ils n’aurait pas un beau sceau à mettre sur ma credenciale . Très aimable , mais dépourvues les jeunes:!
Néanmoins je repars avec deux adresses possibles à Berlin, car ici , vous vous en doutiez un peu, on n’est pas en Espagne.

Bernau est clairement la première ville de banlieue que je croise.
Le marché se tenait dans l’allée du l’OT, je regarde vers les cartes des restaurants, où plutôt dans les assiettes des clients qui sont en terrasse.
Un avait pris un plat qui clairement ne concourrait pas à un prix gastronomique, mais ce n’est pas ce que je cherchais après mes vingt kms du matin.
Je lui demande s’il parle anglais et la réponse étant positive, il n’explique que c’est wurst goulasch. Wurst, c’est la saucisse berlinoise mondialement connue et goulasch, on aurait pu s’attendre à des pommes de terre, mais c’était des tortellinis .
Vous avez compris que c’était un restaurant de type McDo mais où on vous propose des fourchettes, ce qui change tout, mais c’est peut être aussi le reflet de la société de l’Est qui n’a pu ou voulu s’accorder avec la république fédérale……

Une fois avalé ce plat probablement plus typique que l’on peut l’imaginer de prime abord, je décide, non je l’avais décidé depuis quelque temps, de prendre le train pour Berlin.
D’abord pour , peut être un peu de repos , mitigé par le fait de retrouver le fil d’Ariane qui me sortira du labyrinthe de Berlin.
Et de revoir les lieux emblématiques de La capitale.
Pour le fil dAriane, disons franchement j’ai fait chou blanc.

Je dispose maintenant d’une carte au 35000 eme. Ce qui très correct, j’ai eu beau parcourir les deux premiers kms, indiqués sur la carte, rien, pas le moindre balisage. J’espère que cela ne durera pas, car marcher le nez sur la carte ou son téléphone, n’est proprement insupportable
Pareil pour les deux adresses proposées pour un tampon, trop loin. Demain peut en m’écartant un peu de la route….

Pour l’instant , je suis sur une terrasse ensoleillée, en prenant une bière et j’attends la serveuse pour commander une viande grillée avec des pommes de terre. La belle vie…..


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