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Treuen- Brietzen. Lutherstadt Wittenberg

Treuen-Brietzen……Lutherstadt Wittenberg


Ce fut une journée bien chargée à tous points de vue
Les hôteliers de cette nuit furent on ne peut plus chaleureux, me proposant de faire des courses pour moi, dans la mesure où 1er mai oblige, la probabilité de trouver une quelconque alimentation ouverte était proche de zéro et peut être même égale à zéro.
Je lui ai demandé de me procurer du fromage, type « Gouda » cela voyage bien dans un sac à dos.
A 6h 15 j’entends l’hôtelier descendre pour préparer le petit déjeuner prévu pour la clientèle à 7h30. C’était proprement éblouissant de variété dans les produits proposés mais tout cela dans une multitude de plats et de contenants divers. Mais j’ai toujours un mal fou à dépasser ma capacité d’ingurgitation habituelle.

Hier soir j’avais une nouvelle fois scruté les possibilités répertoriées en matière d’hébergement, à proximité du lieu de échouage prévu.
J’avais trouvé une pension qui aurait pu convenir, mais malgré un mail, aucune réponse. Ce matin, je demande à l’hôtelier de la jouer plus intrusif et de passer , pour moi, un coup de téléphone. C’était non ( de la part du futur hébergeur).
Je pars avec mon fromage et du pain donné à partir du buffet du petit déjeuner.

Donc l’idée de la journée, c’était de partir sans rien réserver ( j’avais quand même jeter un coup sur les possibilités de Wittenberg , il y en avait plusieurs dans mon budget) mais le principe de base étant de faire confiance à sa bonne étoile.
D’autre part je voulais tester ma capacité à réaliser 30 kms.

Dans les conditions de base, il faut savoir que l’on vient de rentrer dans une période de trois jours où la température va être très supérieure à la normale.
Si tout c’était passé comme prévu, j’arrivais comme fleur ( fanée) à Treuen-Brietzen. C’était l’endroit où j’ai recherché un hébergement, sans succès.
Mais voilà , emporté par ces magnifiques projets au parfum d’aventure , je rate une balise et m’engage dans une direction pas des plus favorables et je m’allonge le parcours de 4 kms. Il fait encore très bon et je marche d’un bon pas.

Ces pas qui m’amènent à Beelitz , qui est probablement la Mecque de l’asperge allemande . Pas des petits champs ridicules, non des terrains de vingt, trente hectares d’un seul tenant. Et j’en ai devant moi, derrière moi, à gauche à droite. Je pense qu’en faisant un stage ici on peut obtenir un doctorat en aspergeologie ou aspasragusologie. Je ne comprends pas pourquoi le dictionnaire intégré de ma machine voit rouge.
Un moment le champ était si vaste que l’exploitant a installé des toilettes mobiles pour son personnel à l’identique de celles que l’on trouve sur les chantiers….

Tout cela distrait , pourquoi une reconversion, mais le problème de la chambre reste entier. A un moment je traverse un hameau au sein duquel je vois à deux endroits différents écrit le mot »pension » la première adresse semblait fermée (1er mai ?) la seconde l’était presqu’autant, mais quelqu’un fini par me répondre à l’interphone.
L’anglais n’était pas une langue familière pour eux et compte tenu qu’ils sont restés barricadés chez eux , j’ai conclu que je devais passer mon chemin.
Peu avant, assis dans un abribus , un cycliste m’y rejoint. A peu près mon contemporain et parlant bien anglais. Après lui avoir exposé mon problème, il n’hésite pas à arrêter un adolescent en vélo, pour lui poser la question d’un hébergement. Pour tout vous dire, c’est ce que secrètement, j’avais envisagé. Mais choux blanc.
Mais mon nouvel ami ne se laisse pas démonter par un minuscule échec.
Il passe un coup de fil, mais il tombe sur un répondeur.
Dépité de son insuccès, il me quitte en me souhaitant bonne chance.

J’atteins mon objectif de trente kms franchement fatigué, mais à une heure très satisfaisante , 14 h30, et là la deuxième partie est prévue de se passer un auto-stop.
Mais si on ne souhaite pas passer des heures sur place, il y’a des règles très strictes à appliquer, dont l’un des premières est de faciliter l’arrêt de la voiture .
Il se trouve qu’à ce moment là vitesse recommandée limitée à 70 kms en raison d’un carrefour. Je m’installe 25 mètres avant l’intersection permettant ainsi l’arrêt.
Je comprendrais très bien que vous disiez qu’un sejour de 6 ans à proximité de Marseille laisse des traces, mais je vous assure que c’est la première voiture à passer qui s’arrête .
Je vous l’accorde elle ne m’a fait gagner que cinq kms, mais j’étais très content. Une deuxième prise en charge m’était nécessaire et là, le score est un peu moins bon, une quarantaine de véhicules, mais dont deux m’allaient pas dans la bonne direction.
Les occupants de cette voiture étaient deux jeunes afghans qui se baladaient, n’étaient jamais venus juste qu’à Wittenberg et ont donc décidé de m’y déposer.

Une fois cela fait , juste à vérifier que mon pari de ne rien réserver était gagnant, la réponse est oui, et j’ai choisi le plein centre ville.

Ce qui m,à permis de faire un petite visite du plein centre,

Vous avez vu dans le titre de cette chronique que le nom de Luther est associé à celui de Wittenberg, je vous laisse l’opportunité de revoir la genèse de cette affaire. Je vous signale également que c’est aussi la vile de la famille Cranach, les célèbres peintres .

La bonne nouvelle pour moi, c’est pour le prochain WE vous aurez encore trois jours à vous balader , si vous le souhaitez, alors qu’ici le 8 mai, c’est , comment dire, sans intérêt…

Pierre

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