Neuhaus am rennweg
Jetant un coup d’œil par la fenêtre, j’étais satisfait de voir que du ciel bleu était au programme de la journée .
Vous vous doutez que , quand le nom d’une localité il y a …see, c’est qu’il y de l’eau et l’eau est plutôt dans la vallée.
Donc , première nécessité, sortir de la vallée, et dans cette partie de l’Alllemagne , elles ont tendance à être assez encaissées.
Une belle côte se présente à moi, déjà en ville. Et après dix minutes de marche, je n’étais déjà plus sur le chemin. Lorsque je m’en rends compte , la côte est déjà bien avalée et faire demi tour n’est pas vraiment dans mon tempérament. Donc , j’insiste et finis bien sûr par trouver une route qui me ramera dans le bon chemin, mais au prix de trois ou quatre kms supplémentaires.
Mais je retrouve mon fil rouge et tout va bien.
Nous sommes maintenant dans la vallée de la Schwarza, petite rivière très sympathique dont nous remontons le cours. Je dis nous, car outre le chemin et moi même , il y a également une ligne de chemin de fer et une route .
A un moment donné, j’arrive à une patte d’oie. Les gens raisonnables auraient mis le poteau directionnel au milieu, entre les deux route possibles. Pas de chance pour moi, il avait été mis à droite. J’en conclus trop hâtivement, mais conscient que c’était un pari, je vais aussi à droite.
Dans l’ensemble ici , le balisage est très distendu et on peu parcourir parfois plusieurs kms sans confirmation du choix.
Et vous l’avez compris j’avais pris la mauvaise option
J’arrive à une gare de funiculaire. Je n’étais pas au bon endroit, mais cela pouvait s’arranger ( au prix de kms supplémentaires).
En deux cents mètres je vois deux balises qui me semblent contradictoires. À proximité un homme vérifié de bon fonctionnement des bouches à incendie, je lui demande la direction de Oberweissbach et il me montre le funiculaire. Je lui dit que je veux faire ça à pied. Il le fait comprendre que je n’ai qu’à suivre la voie ferrée.
Bon. Longueur 1300 m pourcentage 25%.
Bien entendu, je me fait incendié par un employé qui descendait avec une rame.
Je finis par arriver en haut. Je n’ai pas bien compris ce que les gens venait à cet endroit. 700 m, d’altitude, une belle vue certes, mais aujourd’hui largement bouchée par les nuages revenus en force.
Je finis par arriver à Oberweissbach, et là je tombe sur une pèlerine un peu à l’agonie, le froid, la fatigue, le fait d’être seule. Elle me dit , avec sa machine à traduire qu’elle attend un taxi pour Neuhaus.
Je lui dit que cela ira mieux demain surtout si le temps devenait un peu plus chaud..…
Il me restait huit kms.
Ils furent faits à travers un massif forestier. Malheureusement, à la différence de que j’ai vu jusqu’à maintenant, des très nombreux arbres sont morts, encore sur pied, mais aussi ,d’autres abattus. Et la chose étonnante pour moi, le tronc est coupé à environ deux mètres du sol.
J’ai profité de l’accueil très chaleureux du patron de l’hôtel Oberland, pour lui poser quelques questions à propos de cette dévastation.
D’après lui, les pins sont minés par un insecte et du fait de la monoculture, ils ont du mal à enrayer la maladie.
Une de mes activités avant de dîner , c’est de m’assurer un hébergement pour la nuit suivante. J’avais déjà un peu prospecter hier et le résultat n’était pas brillant. Mais bon , je recommence avec des options un peu différentes. Sans succès. Le tenancier m’avait proposé son aide,je vais le solliciter. Après 30 minutes d’effort et de vains appels, je lui dis que je referai ce que j’ai fait avant d’arriver à Wittenberg. Je vais au bout de mon propre contrat et je finis comme je peux.
En passant j’apprends qu’un festival est organisé dans la région et bien sûr les hébergements sont complets.