Bad Herrenalb
J’ai donc quitté ce petit hôtel situé à l’Est de Pforzheim de très bon matin.
La température était annoncée en légère baisse, mais j’allais peut être rencontrer quelques pentes, et puis traverser une relative grande ville n’est jamais facile.
Un mot sur Pforzheim, que j’ai découvert ce matin. La ville a du , en 1945 être très concernée par les batailles qui ont fait rage par ici. Donc je n’est pas vu de ces maisons du 17ou18 siècle avec leurs colombages, mais une ville récente , avec une large place réservée aux piétons et des constructions différentes mais homogènes dans leur allure.
Je trouve la bonne direction pour poursuivre ma route. Rien de bien réjouissant, entre la voie ferrée, l’accès aux différents zones industrielles, et elles ont nombreuses. Je m’y colle quand même.
Une heure après être sorti de la ville, je vois un panneau pour les cyclistes qui les invitent à partir à droite.
Disposant d’un confortable trottoir, je n’en tiens pas compte.
Je suis maintenant dans une vallée étroite , la route principale est bien sur toujours là, la voie ferrée aussi, mais de trottoir, il n’y en à plus.
Dans ces cas là, je vais côté opposé à la circulation, et généralement cela ne pose pas trop de problèmes. Sauf en la circonstance, la lisse métallique interdisait de marcher de l’autre côté.
Je dois dire que je n’étais pas trop rassuré de ne pas voir venir le véhicule qui pouvait me percuter. Ce ( petit) calvaire a duré trois kms et j’ai pu accéder à un chemin piétonnier.
J’avais l’idée que ma route me ferait passer devant, un boulangerie, ou à défaut un supermarché, car je n’avais plus beaucoup de vivre sur moi.
Tout ceci m’amène à Neuenburg. Je ne sais pas ce que cela raconte quand on va sur internet, mais il est largement formé sur une sorte de cirque, adossé à une falaise permettant la construction, et on y voit des maisons dignes de la Riviera. Par contre pour les commerce, c’est plutôt le désert . Un dépôt DHL fait aussi office d’alimentation, mais uniquement des produits secs. Et en toute petite quantité. J’ai eu l’impression d’être retourné à Cuba.
J’ai encore un sachet de fruits secs, du pain noir et un babybel.
Je me dis que les prochains villages auront peut être plus à m’offrir. Je poursuit jusqu’à Dobel, où je vois une pension qui affiche fièrement qu’ici « on parle français « . Un boulanger . il est 13h30 il ne recouvrira qu’à 14h30 ….
J’arrive à destination à 14h30 . Je découvre sur mon téléphone qu’il faut l’enregistrement avec le téléphone. N’étant pas habitué à ce type de pratique, je me demande comment cela va se passer.
Le temps de me retourner, deux autres clients ont trouvé une réceptionniste, qui débloque la situation.
Ils veulent se la jouer « moderne », mais il y a encore un rideau à la douche et celle-ci n’a pas de mitigeur !!!!
Il semble que chaque village du coin se veuille station thermale et cela crée une ambiance très agréable. Beaucoup de verdure, de grandes pelouses, de nombreux hôtels et des commerces visant spécifiquement la clientèle des curistes. Et le soleil et la chaleur participent au côté indolent de la vie.
Pierre