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  • Altyn

    Altyn-Arashan (2800 m)

    Le refuge où nous sommes arrivés hier soir était le bien venu, après une journée , disons- le harassante. Mais également, il y avait dans cet hébergement un petit air de far west assez rafraîchissant . Et surtout ne prenez pas ce qui suit comme critique, mais plutôt comme la description d’une sorte d’eldorado en devenir.
    Quand vous traversez ce pont branlant pour atteindre le refuge, vous n’avez pas d’attente réaliste à espérer , car sur le programme la soirée se passe sous la tente. Mais pour compléter le décor, sachez que dans cette vallée cela fait un mois qu’il pleut sans discontinuer, que si l’établissement s’agrandit, c’est surtout le royaume des quelques quatre-quatre qui s’aventurent jusqu’ici. Mais à trois cents mètres, voir une cheminée qui fume peut susciter pour une âme égarée , les idées les plus folles.

    Nous contournons le bâtiment ancien et pénétrons dans un espace carré , bordé sur trois côtés par une construction. À droite le bâtiment ancien, en face un chantier en cours , mais réalisé en bois , des troncs cylindriques de belle facture, et à gauche , la même chose, mais terminée.
    Nous pénétrons dans le bâtiment ancien où se tient un sorte de taverne , avec un poêle, où tous les perdus du coin, touristes comme autochtones, viennent se réchauffer et manger un morceau et raconter leurs exploits ou leurs déconvenues.
    Et comme nous en avions tous besoin Talant, annonce une tournée générale de....thé ( pour être fidèle à la vérité , il nous avait proposé de la bière , mais 17h paraît un peu tôt selon nos critères)
    La pièce surchauffée, si elle n’élimine pas la fatigue, permet de récupérer un peu, le thé aussi d’ailleurs.
    C’est alors qu’Elvira nous annonce qu’en raison des conditions météo , Talant nous a pris un chambre pour trois, les garçons restant sous la tente.
    En effet le bâtiment terminé abrite des chambres et des petits dortoirs.
    Et franchement quel bonheur de passer sa nuit sous un toit, quand le ciel n’est pas clément.

    Après la douce nuit espérée , les courbatures ne s’étaient pas totalement dissipées, mais c’était en bonne voie.
    Une fois un petit déjeuner de montagnard pris, que nous avons adapté à notre état, nous repartons.
    L’aubergiste fort sympathique pourra rajouter un jour de pluie à son palmarès , car nous avons fait la descente à la cadence d’une averse tropicale tous les quart d’heures.
    Nous comprimes l’exploit de l’entreprise de construction édifiant l’agrandissement du refuge, quand nous arpentions la piste qui montait vers le lieu-dit. Une véritable torture pour les véhicules à moteur.

    Vers midi, toujours sous une pluie battante, nous retrouvâmes Rima, qui était venu à notre rencontre et avait monté, avec l’aide de Madé et Marlen, le double toit de la grande tente, pour que nous puissions prendre un repas chaud.