Tres tabernae
Sauf si vous avez une carte au 25000e ou l’équivalent vous aurez peut être du mal à noUs localiser ( 6/7 kms au sud de Cisterna de Latina) . Cela correspond à un carrefour et nous logeons à 2 kms à l’est !!!
Nous quittons notre palazzo , palazzo un peu décati il est vrai , après avoir pris ce que la maison appelle un breakfast : un croissant heureusement nappé de sucre et un café certainement préparé avec un compte gouttes.
Chanceux comme nous sommes ,le garçon à bien voulu mettre les comptes financiers de son employeur en grand danger en nous apportant , après une supplique de notre part , un petit, un tout petit pichet , issu probablement d’une dînette, d’eau chaude afin d’atteindre, dans des tasses elles même minuscules, le volume d’un espresso .
Le temps est superbe et nous croisons sur notre route de superbes propriétés que l’on entrevoie à travers les frondaisons de parcs très bien entretenus ou au contraire plutôt à l’abandon conférant à ces ensembles un côté romantique.
Très vite nous arrivons dans une ville appelée Arricia qui se compose de trois parties séparées entre elles par deux ravins incroyablement profonds .
Ces parties sont reliées par deux ponts dont l’un est très spectaculaire et qui avait dû tenter plus d’un désespéré si l’on considère les protections installées.
Si votre humeur est plus joyeuse vous pouvez de ce point de vue , en regardant vers l’Ouest,distinguer distinctement la mer qui doit être à une quinzaine de kms.
La via Appia antica reprend sa liberté et nous emmène dans la campagne et nous laissons la SS7 aux camions et autres engins motorisés.
Comme nous quittons déjà les monts albains , nous devons traverser plusieurs petits ruisseaux qui ne sont en service que pour des eaux de ruissellement, ce qui n’est pas le cas en ce moment. La traversée se fait selon différents modes, il y des ponts asphaltés, des ponts en bois, des passages à gué et enfin des passages dans ce qui doit être marécageux une partie de l’année .
Nous rencontrons de nombreux figuiers et la plus part nous offrent leurs fruits mûrs à point , un vrai délice . Nous avons même pu déguster des tomates, qui comme la chèvre de monsieur Seguin, s’étaient aventurées en des espaces peu sûrs pour elles, mais très accessibles pour nous.
Le monde antique finit toujours par se fracasser sur la modernité et nous reprenons notre cheminement le long de la SS7, ce qui , vous vous en doutez , brise , momentanément le charme de la randonnée.
Ce soir nous nous arrêtons dans un Agroturismo. Producteur de kiwis. Au téléphone la,propriétaire m’avait prévenu qu’elle n’assurerait pas le diner. Un restaurant était à proximité. Une fois sur place elle me confirme l’info, mais voit bien nous sommes à pied et que nous avons fait une belle étape.
Elle téléphone au restaurant en question, qui par chance est fermé.
Je dis par chance , car 1.5 aller, c’est 3 kms au total à ajouter au reste, je veux dire à ce qui a déjà été parcouru.
Sans lui laisser le temps d’imaginer une solution alternative à l’extérieur de l’exploitation, je lui dit qu’un plat de pâtes et de la sauce tomate fera notre bonheur, il lui difficile de dire non à des clients aussi peu exigeants.
Pendant que je rédige cette chronique un bel orage éclate . Nous verrons demain quels effets cela aura sur le sol et sur la température....
Réponse à la question nicotine : facile c’est en mémoire de jean Nicot.
Le tabac fut appelé pendant un temps « herbe à Nicot » et aussi petun.
Mais également « herbe à la reine « ou catherinaire. En honneur de Catherine de Médicis
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Albano laziale
Albano Laziale
Quitter Rome au soleil levant est particulièrement agréable , la température y est encore douce et les rues, sinon désertes , tout du moins émergent de la torpeur de la nuit . Quelques fêtards rentrent bien fatigués et croisent les touristes les plus dynamiques et les travailleurs, cafetiers, policiers et personnels de ménage entre en scène . A certains égards cela rappelle une une chanson qui évoque Paris à cinq heures. Mais seule Rome peut offrir ses magnifiques pins parasols qui pour moi, sont sa signature.
Nous avions fixé le départ un dimanche car il était écrit partout que le dimanche la partie urbaine de la via Appia était sans circulation automobile le jour du Seigneur. Mais ce que nous n’avons pas lu, c’est que cette exclusivité piétonne débutait à 9 h, seulement et que nous nous sommes présentés vers les 8h. Mais en fin de compte la circulation était très mesurée , et même si les italiens ont un peu de difficulté à comprendre ce que signifie une limitation de vitesse...nous arrivâmes après quelques kilomètres au point où la Via Appia antica est pavée des basolatos.
Il s’agit des pierres de basalte qui pavent la via Appia. Mais ces pierres ne sont pas jointives ni régulières ni même franchement plates. Si une voiture ou une moto s’aventurent sur cette portion , le conducteur doit s’attendre à être passablement secoué. Les cyclistes et les piétons ont fini par créer sur les bas côtés deux petites pistes à peu près régulières.
Toute cette zone forme un grand parc de part et d’autre de la voie où se mélangent de superbes propriétés, magnifiquement arborées , et des enclaves de monuments de l’époque romaine dans des états très variables.
La qualité de l’environnement s’étiole au fur et à mesure que nous nous éloignons de Rome et à la fin , au bout de 15/16 kms , nous finissons cette partie à travers une campagne grillée par le soleil et la sécheresse et les ruines ne sont plus que des murs décharnés. Il ne reste plus que le cœur de la maçonnerie, l’enveloppe de pierres blanches ayant trouvées un usage alternatif. Le recyclage n’est pas une pratique nouvelle.
Nous avons croisé sur cette portion de chemin nombre de joggers et de cyclistes.
Nous sommes revenus dans la « civilisation « et nous avons poursuivi notre progression le long de la SS7 (strada statale) où heureusement nous avons trouvé des trottoirs sur la presque totalité du reste à parcourir.
Notre destination se trouve dans les monts albains, ce qui implique qu’il faille grimper un peu , 380 m d’altitude.
A mi côte , nous n’avons pas pris la route de Castel Gondolfo , qui est le lieu de résidence estivale des papes.
Notre hébergement étant de type b&b, nous nous sommes mis à la recherche d’un restaurant. Si l’idée nous était venue de ne prendre que des glaces , nous avions un choix incroyable de prestataires, mais pour un repas un peu plus équilibré le choix était mince.
Pour répondre à un aimable commentateur à propos de notre consommation de sprizt, il trois choses qui piquent en Italie: les moustiques tigres, les frelons asiatiques et les ...restaurateurs. Le premier soir , bien évidemment nous voulons célébrer notre arrivée triomphale à Rome. Il était affiché à 3.50€. Il y avait écrit en petit à côté « take away «
Cela pouvait un volume réduit et cela nous convenait. Addition 8x2=16€
L’eau gazeuse c’est pas mal non plus.
Arrivée à 13h15 après 27 kms. Pour le rythme cela allait pour la distance peut être patienter encore quelques jours car après 13 h, il fait chaud....