Pontalto, Borgo Hermada.
Là encore pas facile de nous localiser, 5 kms au nord ouest de Terracina.
Hier soir je vous disais qu’un bel orage jouait sa partition au dessus de nos têtes . Ce matin le ciel était limpide et agréablement frais à 6h50.
Quinze minutes plus tard nous tracions la route.
Je ne sais pas trop ce que nous réserve la vois Appia pour l’avenir , mais je vais tout de suite vous dire ce que nous avons eu au menu d’aujourd’hui .
La SS7 s’offre un ligne droite de 43 kilomètres dont 37 pour ce jour à travers les marais pontins. En traversant les Landes nous pensions qu’une ligne droite de quinze kms, s’était déjà pas mal, mais là.
Attention quand je dis ligne droite , je ne parle pas d’une ligne qui des dix kms aurait une petite inflexion à droite ou à gauche, non droite de chez droite, interrompue par quelques carrefours et par de rares feux tricolores , appelés ici semaforo.
En clair on en voie jamais la fin , sauf à la fin.
Mais tout ceci ne serait que broutilles et billevesées, si quelques marcheurs un peu têtus avaient décidé de parcourir la voie Appia.
Bien conscient de me répéter, nous sommes effrayés par la circulation et le mode de conduite des automobilistes locaux
Les initiateurs du renouveau de la voie suggèrent des petites astuces pour éviter d’avoir à marcher sur la route elle même, mais cela est totalement artificiel et et très peu utilisé. Donc très enherbé à en empêcher le passage et donc vous revenez sur la route .
Imaginez cette zone comme une grande sole, la SS7 comme l’arête centrale, les quelques routes qui en partent perpendiculairement ne forme pas véritablement un réseau . Il convient d’avoir en tête les canaux qui structurent aussi le marais.
Solution : marcher le long de la route en faisant particulièrement attention aux aiguilles de pins tombées au sol qui forme un tapis glissant.
Parfois il était possible de marcher derrière les barrières de sécurité qui pouvaient m’arriver à la taille , mais quand cette progression n’était plus possible, nous escaladions ces barrières pour passer de l’autre côté.
Un petit village construit à l’époque de l’aménagement hydraulique du marais permet un ravitaillement succinct, mais bien venu.
Quand vous vous offrez une étape de près de 40 kilomètres le troisième jour,
au bout de 32/33 vous commencez à tirer la langue.
Et là le danger devient plus grand encore car la lucidité diminue et la sûreté du pied également.
Notre hébergement étant hors parcours avant de nous engager , nous appelons les tenanciers, encore une fois un agroturismo. La femme m’explique le chemin qu’il faut encore parcourir et m’annonce par la même occasion qu’elle ne fait pas le dîner, mais il semble avoir une solution alternative.
Nous partons pour les trois derniers km et au bout du premier km parcouru un véhicule nous fait des appels de phares, s’arrête. Le propriétaire était venu nous chercher. Et nous sommes grimper sans vergogne à bord.
Arrives à bon port, chez des francophiles nous avons très vite parler du décès de Belmondo, un peu italien bien sûr , des autres vedettes disparues ces derniers temps.
Nos hôtes ont pu aller récemment à Arcachon qu’ils ont beaucoup aimé et tutti quanti....