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  • Renchen

    Renchen

    Un dernier effort pour franchir la Forêt Noire.

    Hier soir , j’avais le choix soit de partir tôt pour arriver avant la (très ) grosse chaleur et risquer de partir à jeun , soit d’attendre sagement 8 heures , heure classique pour les WE surtout en ville. J’ai opté pour cette solution sachant qu’en prévision d’un dimanche qui pourrait se révéler pluvieux, j’ai allongé cette avant dernière étape, afin de réduire la dernière.
    Je ma suis présenté avant l’heure et tout impeccablement prêt.
    J’ai expédié cela en deux temps trois mouvements, mais je reconnais que ce n’est pas faire honneur au personnel qui avait préparé cet impeccable buffet….
    Je quitte la partie ville et me présente ville thermale avec ces immenses espaces verts, encore peu fréquenté à cette heure, à peine matinale.
    Je cherche des yeux des indications de direction. Un très gentil monsieur se propose de m’aider. Quand je lui dit que je veux aller à pied à Achern, il manque de tomber de vélo ( il avait pourtant un pied à terre) heureusement que je ne lui ai pas dit que j’allais en fait 7 kms plus loin…

    Es informations me furent utiles et je re escaladais les collines pour quitter la Forêt Noire.

    Je fais un bout de chemin et je sors de la forêt et d’un coup là paîe est devant moi. Une légère brume masque les détails, mais au loin, flotte néanmoins les Vosges .
    Je suis entouré par un océan de vignes qui sont les alter égo de celles d’Alsace. C,est aussi la période d’épandage de je ne sais quel produit, ici pulvérisé. Je ne m’attarde pas.

    Des petits villages sont accrochés à ces pentes et l’un possède une alimentation. Je ne rate pas l’occasion de m’approvisionner.
    Après avoir une pomme et des bananes, je demande à la personne à la caisse si ils auraient des barres vitaminées sans chocolat. L’anglais n’étant pas dans son expertise elle sollicite une jeune personne qui très vite me parle en français, mais avec un accent bizarre, je ne vois pas de jeunes alsaciens avec un accent pareil, et je pense à une suissesse alémanique parlant français. J’ai tout faux, c’est une jeune québécoise, venue apprendre l’allemand sur place. Un mot en entraînant un autre je viens à lui parler de la maison du Québec qui offre une résidence à deux jeunes , pendant la saison estivale.
    Une cliente âgée se pointe à la caisse et je comprends qu’il faut laisser la place.

    Je suis maintenant dans la plaine et il fait très bon…..

    Je passe devant un magasin de sports indépendant et là aussi le propriétaire engage la conversation. Je sens qu’il évalue la qualité de ma garde robe et je lui lache mes mille kms et la nécessité d’un matériel séchant dans la nuit. Il opine du chef , me dit qu’il trouve tout ceci formidable et nous nous quittons sur ces aimables paroles

    L’autre jour j’avais prématurément évoqué le verger de la région.
    Je n’avais rien vu. Aujourd’hui c’est l’allée des fruits rouges, depuis quelques jours déjà c’est fraises tous les cent mètres, mais en plus il convient d’ajouter les cerises déjà bien rouges , mais avec très peu de chair ( usage industriel ?) groseilles, cassis. Mais ce qui surprenant pour un français, pour les cerises par exemple, les branches ,chargées de fruits, viennent vous fouetter le visage alors que vous êtes sur la piste cyclable.

  • Baden Baden

    Baden Baden

    Pourquoi faire escale à Baden Baden ?

    En fait il y à plusieurs raisons et que valent elles réellement, je n’en sais trop rien.
    Tout d’abord mon père avait un ami allemand qui habitait ici, et ce nom m’était resté dans la tête . Puis , les plus âgés d’entres vous s’en souviennent sûrement, en plein mois de mai 68, le général de Gaulle était venu chercher ici la confirmation de la loyauté de l’armée, en cette période troublée.
    Et puis , comme ville d’eau, elle était déjà investi par les romains et ici on peut visiter les thermes de Caracalla.

    Une nouvelle dont je ne peux vous dire actuellement si elle est neutre ou mauvaise. J’ai découvert après ma douche quelque chose de suspect sur mon mollet. Pour plus de sûreté, je suis immédiatement allé dans une pharmacie, où la jeune femme me confirme qu’il s’agit bien d’une tique. Après des décennies de randonnées en short, cela ne m’était jamais arrivé. Elle me l’enlève et comme je lui explique que j’avais pris la précaution de me faire vacciner, elle me précise que le vaccin n’a d’effet que contre l’encéphalite, mais pas contre la maladie de Lyme.
    En conséquence elle m’a suggéré de surveiller l’impact et pour éviter les inquiétudes inutiles , elle m’a dessiné un cercle autour de la morsure (?) pour mesurer la croissance éventuelle de l’érythème.

    Cela dit , j’ai pu faire un bon tour dans Baden Baden. Il y a un côté Monaco, évidemment favorisé par la chaleur du grand sud. Des touristes venant d’horizons différents accentuent le ressenti balnéaire et thermale . A l’exception des restaurants et encore, la grande majorité des commerces sont largement tournés vers cette clientèle. Autant vous dire que toutes les grandes marques sont au rendez vous.
    Ici aussi une grande place a été accordée aux piétons , ce qui accroît le côté dolce vita.

    Pierre

  • Bad Herrenalb

    Bad Herrenalb

    J’ai donc quitté ce petit hôtel situé à l’Est de Pforzheim de très bon matin.
    La température était annoncée en légère baisse, mais j’allais peut être rencontrer quelques pentes, et puis traverser une relative grande ville n’est jamais facile.
    Un mot sur Pforzheim, que j’ai découvert ce matin. La ville a du , en 1945 être très concernée par les batailles qui ont fait rage par ici. Donc je n’est pas vu de ces maisons du 17ou18 siècle avec leurs colombages, mais une ville récente , avec une large place réservée aux piétons et des constructions différentes mais homogènes dans leur allure.

    Je trouve la bonne direction pour poursuivre ma route. Rien de bien réjouissant, entre la voie ferrée, l’accès aux différents zones industrielles, et elles ont nombreuses. Je m’y colle quand même.
    Une heure après être sorti de la ville, je vois un panneau pour les cyclistes qui les invitent à partir à droite.
    Disposant d’un confortable trottoir, je n’en tiens pas compte.
    Je suis maintenant dans une vallée étroite , la route principale est bien sur toujours là, la voie ferrée aussi, mais de trottoir, il n’y en à plus.

    Dans ces cas là, je vais côté opposé à la circulation, et généralement cela ne pose pas trop de problèmes. Sauf en la circonstance, la lisse métallique interdisait de marcher de l’autre côté.
    Je dois dire que je n’étais pas trop rassuré de ne pas voir venir le véhicule qui pouvait me percuter. Ce ( petit) calvaire a duré trois kms et j’ai pu accéder à un chemin piétonnier.
    J’avais l’idée que ma route me ferait passer devant, un boulangerie, ou à défaut un supermarché, car je n’avais plus beaucoup de vivre sur moi.

    Tout ceci m’amène à Neuenburg. Je ne sais pas ce que cela raconte quand on va sur internet, mais il est largement formé sur une sorte de cirque, adossé à une falaise permettant la construction, et on y voit des maisons dignes de la Riviera. Par contre pour les commerce, c’est plutôt le désert . Un dépôt DHL fait aussi office d’alimentation, mais uniquement des produits secs. Et en toute petite quantité. J’ai eu l’impression d’être retourné à Cuba.
    J’ai encore un sachet de fruits secs, du pain noir et un babybel.

    Je me dis que les prochains villages auront peut être plus à m’offrir. Je poursuit jusqu’à Dobel, où je vois une pension qui affiche fièrement qu’ici « on parle français « . Un boulanger . il est 13h30 il ne recouvrira qu’à 14h30 ….
    J’arrive à destination à 14h30 . Je découvre sur mon téléphone qu’il faut l’enregistrement avec le téléphone. N’étant pas habitué à ce type de pratique, je me demande comment cela va se passer.

    Le temps de me retourner, deux autres clients ont trouvé une réceptionniste, qui débloque la situation.
    Ils veulent se la jouer « moderne », mais il y a encore un rideau à la douche et celle-ci n’a pas de mitigeur !!!!
    Il semble que chaque village du coin se veuille station thermale et cela crée une ambiance très agréable. Beaucoup de verdure, de grandes pelouses, de nombreux hôtels et des commerces visant spécifiquement la clientèle des curistes. Et le soleil et la chaleur participent au côté indolent de la vie.

    Pierre