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  • Pforzheim

    Pforzheim

    Ce matin à 6h28 pas plaisanteries douteuses avec le petit déjeuner.
    Je n’étais déjà pas le premier, mais un quarteron de gaillards s’est présenté dans les minutes qui suivirent.
    Et sur les présentoirs pas de fantaisies non plus , mais du solide du costaud, du roboratif.
    Et quand je quittais ma table, ils étaient tous encore à s’affairer.

    Et ceci me permis d’être sur la route à 6h45 .
    Et c’était une bonne idée car la température fut encore très élevée.
    Je n’ai rien vu d’extraordinaire , mais des fleurs messicoles dans les champs, coquelicots et bleuets , ainsi que des scabieuses.
    On perçoit que les épis ont perdu leur vert de naissance et qu’un certain hale de bronzage fait son apparition , ce qui va si bien aux belles plantes.

    Là où je loge ce soir, est en réalité loin du centre de Pforzheim, dans les faubourgs, à l’Est, mais c’était une façon de réduire la longueur de l’étape, alors celle de demain était, sans cette opération beaucoup trop courte.

    Et si le ciel n’est plus aussi limpide que les jours précédents, la chaleur, elle, semble s’installer.
    Au deux tiers du parcours, un super marché est sur ma route. J’y pénètre pour voir si ils mettent de l’eau dans des armoires réfrigérantes. Non , seulement les produits laitiers et la viande. Ils n’ont pas encore l’habitude.
    J’ai quand même profité de l’air conditionné pendant que je faisais le tour du magasin.

    En arrivant à destination, une autre supérette se présente. Malgré le liquide ingéré au petit-déjeuner , un demi litre, dans une boulangerie, et le litre de ma gourde , j’ai encore acheté 0,5l d’eau gazeuse avec l’espoir de me désaltérer.

    Lorsqu’en début d’après midi, il fait des conditions pareilles et que l’on est entouré par des champs de céréales, les locaux n’ont rien à envier à la Meseta castillane ou du Léon.

  • Markgröningen

    Markgröningen

    L’hôtel au « tout au smartphone » a encore quelques ratés.
    Pour le petit déjeuner, j’avais été informé que cela ne se passerait pas dans une salle, de façon la plus classique, mais qu’une charmante jeune femme viendrait me réveiller à 7 h avec un petit panier. Vous n’y croyez pas, moi non plus.
    D’abord le classique petit déjeuner allemand ne se prête guère à être pris dans une chambre, donc quel est ce petit déjeuner qui va être distribué simultanément à 7 heures dans toutes chambres.
    A7h10 toujours de pas de membre du personnel avec son panier. Je suis pris entre deux feux , partir sans délai espérant trouver quelque chose en route, mais profiter d’une très relative fraîcheur, ou patienter je ne sais combien de temps pour un petit déjeuner qui ne correspondra pas à ce que j’attends.

    Je sors de l’ascenseur, elle est là avec sa collection de paniers. Des fruits des viennoiseries et une bouteille de jus d’oranges . Je prends les fruits et la bouteille de jus d’oranges que je mets dans mes poches et les viennoiseries que je mets dans ma bouche.
    En un mot comme en dix, pas concluant !!!

    Comme je suis assez loin de Stuttgart, je reste très largement dans la nature et quand je suis sur une éminence, je vois vers le sud la conurbation et ses immeubles .

    Le secteur que je traverse me semble pouvoir être qualifier de verger de la région, de l’Allemagne je ne sais pas , mais c’est le pommier roi, la fraise, la cerise encore un peu verte, des noyers.
    Mais cela ne supprime pas pour autant de grandes étendues de céréales.

    Tout ceci me conduit à Affalterbach.
    La , en bordure du village a été créé une zone d’activité où Mercedes -AMG a installé des bureaux et pour éviter de bitumer peut être des hectares de terres agricoles, a construit plusieurs parkings en hauteur (3 niveaux) . L’ont ils fait spontanément ou une réglementation existe ici à ce propos, mais j’ai trouvé le cas intéressant quand les conservateurs associés au parlement essayent de torpiller la version française de cette régulation.

    Je finis par arriver sur les bords du Neckar . La rive droite est exposée plein sud et les viticulteurs, probablement génération après génération, ont aménagé cet amphithéâtre pour y célébrer Bacchus.

    Je traverse le fleuve et poursuit ma progression vers l’ouest.
    Après quelques temps j’arrive à la hauteur d’une très grande base de loisirs ,que les conditions météos actuelles rendent très utiles et fréquentées même s’il est encore que 11h30. Et comme je suis à proximité de Ludwigsburg , les gens viennent en vélo en grand nombres.

    J’arrive enfin à l’étape et j’apprends que le petit déjeuner est servi à 6h30, rien de tel pour vous remonter le moral….


    Pierre

  • Bachnang

    Backnang


    Je ne sais pour vous, mais je trouve que ce nom a une sonorité qui me rappelle le Vietnam ?

    Comment ai je atterri ici?
    Au départ l’idée était de m’arrêter à Oppenweiler, mais le seul hôtel proposant une chambre ce soir pratiquait des tarifs un peu excessif pour mon budget et Booking suggéra d’aller un peu plus loin, mais sur ma route théorique. Avant de souscrire définitivement, je vérifie sur ma petite machine la distance totale depuis Gaildorf et je lis 31,5 kms .
    Ce matin, je tombe rapidement sur deux panneaux routiers, l’un pour les voiture annonce 34 kms et celui des vélos 37 kms.
    Pour les vélos l’explication tient au fait que cela intègrent deux logiques différentes, la piste cyclable que j’appelle de liaison qui est très parallèle à la route, mais aussi la piste cyclable des balades dominicales

    Donc suivre les pistes cyclables qui longent les routes et saisirent les occasions de raccourcis en général en passant par la forêt quand cela se présente.
    Arrive 11h et sa nécessité de refaire le plein de calories sous forme solide et liquide dans une pâtisserie. Je m’arrête donc à Murrhardt, où je retrouve le Chemin que j’avais abandonné hier en début d’après midi.
    Et c’est effectivement ici que se trouve l’opportunité d’un raccourci, mais il se paye par une très belle côte , mais la compensation ultime est que je n’ai vu ni entendu personne pendant plus d’une heure. C’était merveilleux, seuls les oiseaux se permettaient d’agrémenter ce calme accompagné par le petit gazouillis des filets d’eau surgissant des profondeurs.

    Je fais une halte sous une sorte de tonnelle installée dans un petit hameau le long de la piste cyclable restée dans la vallée. Pendant que je me restaurais j’observais le ballet des cyclistes des jeunes , des moins jeunes, des couples, toutes sortes de matériels utilisés .

    Je passe le petit pont qui se trouvait un peu plus loin et je fais mes adieux au Chemin qui m’a amené jusqu’ici. Il m’a fait découvrir des villes et des villages superbes , des forêts magnifiques et des paysages tellement variés entre l’Allemagne du nord et ses immenses plaines et les vallées verdoyantes que je fréquente en ce moment.

    Mais désormais, lui continue son bonhomme de chemin en contournant Stuttgart par l’Est et moi par le Nord. Je ne vois pas la cathédrale de Strasbourg, mais elle est dans ma tête et me guide.

    Quand j’arrive à l’hôtel, la réception est fermée, mais le chef est déjà là pour préparer le dîner. Compté tenu des conditions météo, il m’offre un très grand verre d’eau gazeuse avec force glaçons et tranche de citron.
    Pour la chambre, il ne peut rien pour moi et j’attends tranquillement à l’ombre , dans un fauteuil, sirotant mon verre , et commençant à rédiger ma chronique.
    C’est un hôtel où tout se fait avec son smartphone: ouvrir les portes, allumer les lumières et probablement plein d’autres choses que je vais découvrir .
    Même si ce n’est pas le cas ici, mais on voit bien que la France n’est plus très loin, les deux dernières chambres que j’ai occupée , les consignes de sécurité étaient aussi écrite en français.

    Cet hôtel faisait restaurant, italien dans le cas présent. Mais attention pas de la pizza au kms, non de la cuisine raffinée, avec huile d’olive et tout ce qu’il faut, je prends un cabillaud grillé et des Pdt elles aussi grillées . Dans les restaurants que j’ai fréquenté jusqu’à ce jour, la quantité du plat principal rendait l’idée d’un dessert in envisageable. Ici pas du tout et donc je ne suis offert un dessert, un tiramisu.
    Mais là, il a été fait devant moi. Un malheureux coup de vent au moment de saupoudrer le cacao, a rendu l’opération intéressante….
    Économie sur la chambre, investie dans le diner, cela me parait dans la logique….