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  • Hochstadt am Main

    Hochstadt am Main

    Comme vous le constatez en voyant le titre de la rubrique du jour, je suis sur les bord du Main.

    Ce matin encore quelques dilemmes à résoudre, heureusement sous un ciel plus clément que les jours précédents.

    Le problème le plus sérieux reste l’hébergement. Ce soir , je suis à presque 10 kms de la route idéale, hier soir , rien du tout ,3 kms.

    Je ne sais pas si demain matin , j’aurais le pied léger pour regagner ces dix kilomètres, mais je l’avais un peu lourd pour les « perdre « 
    Et demain je vais faire plus de trente kms pour avancer seulement un peu. En un mot comme en cent , j’avance en crabe.

    Ce matin jour ,ouvrable classique, il était impératif que je refasse mon stock d’aliments au moins pour les déjeuners, voire les dîners , dans la mesure où je suis hébergé par une particulière.

    J’avais vu sur ma route une agglomération susceptible d’avoir une boutique comme les ont popularisées les discounters allemands.
    Et ce sera pour moi l’occasion de vous montrez mes progrès fulgurants dans la langue de Goethe.
    A l’entrée du village j’aborde une grand mère avec un enfant en poussette.

    Q: do you speaker english?
    R: nein !
    Q: Aldi, Lidl, Netto in stadt ?
    R: je traduis la réponse : « houllala , mon bon monsieur, c’est loin par là « accompagné de grands gestes de bras.

    Vous noterez que la concision des questions reste redoutablement efficace.
    Je m’engage donc dans la direction indiquée
    Une confirmation n’étant jamais inutile je réitère ma question auprès d’un automobiliste.
    La , aussi je vous traduis la réponse : oui , tout droit à trois kms.

    J’étais ravi de cette confirmation, à l’exception du dernier élément qui impliquait de recourir à la petite machine une fois les achats effectués.

    Ce détour fut productif, car en plus de mes achats habituels, j’ai fais l’acquisition d’un sandwich et grand yaourt de 500 gr. que j’ai savourés sur le parking, assis sur une bordure de trottoir. Mon attitude a certainement soulevé quelques questions…

    En traversant un village à deux pas de l’arrivée , je constate qu’ils connaissent aussi la pratique de l’arbre de Mai, ce n’est d’ailleurs pas le premier que je vois.

    Je travers le Main qui n’est ici qu’une rivière comme beaucoup d’autres et il lui faudra bien des tributaires pour devenir la rivière puissante que l’on connaît plus au nord.

    J’arrive à l’adresse et l’hôtesse me dit qu’elle m’a vu cheminer. C’est toujours un bon point qui crédibilise le pèlerin.
    Elle me montre ma chambre et me dit que deux voyageuses qui sont également ici, vont aller dîner. Elle me demande si je veux les accompagner. Je dis plutôt oui, mais il est vrai, que je dine rarement a 16h30, mais je suis aussi venu pour connaître cela.
    Elles me précèdent, le temps que je prenne ma douche.
    Je les rejoins. Elles sont fumeuses et se sont installées sur la terrasse de la pizzeria. Je décline . J’ai brûlé beaucoup de calories et j’ai très vite froid, d’autant que je ne suis habillé pour l’extérieur. Exercice de convivialité raté. J’aurai peut être une autre chance !!

  • Coburg

    Coburg

    Les recherches d’un hébergement à environ 25/30 kms du point de départ s’était révélés vaines, il a fallu poussé jusqu’à Coburg, pour trouver un toit.

    Mais reprenons depuis le début.
    Vers 7h30, je vois par la fenêtre tomber de la neige fondue, peut être qu’à huit cents mètres d’altitude, à cette saison , c’est chose normale….

    Cela tombait bien , le petit déjeuner n’était pas particulièrement matinal, mais lorsque je quittais l’hôtel, il ne pleuvait plus mais le thermomètre d’un commerçant affichait 4° .

    La première heure s’est globalement bien passée , mais je reste sur le plateau. Pour la première fois j’utilise mes gants.
    Arrivé au hameau de Steinheid, une averse bien sentie se met à tomber.
    Je trouve mon salut sous un abribus.
    Le vent est glacial.
    La difficulté, avec un arrêt c’est qu’assez vite , on commence à avoir froid.
    Je profite donc de ce que je croyais une accalmie pour repartir, mais ce n’était qu’un répit , et là plus d’abribus, mais une route de montagne en lacets avec heureusement à cette heure peu de circulation.
    J’arrive à un carrefour où le choix suivant s’offre à moi, Le Chemin, va encore me faire grimper un peu pour atteindre le 900 m, ou je plonge avec la route , vers le fond de la vallée où naturellement, il fera plus chaud. Et c’est l’option que je choisis, faire mon propre chemin.

    Comme cette route de col descend vite et qu’en même temps , le soleil veut bien réapparaître, le pantalon sèche rapidement.

    Un ruisseau, , devenu rivière au fil des kilomètres m’accompagne.
    Mon esprit d’icthyophage scrute dans les parties un peu calme , si une ressource n’est pas cachée. Mais je n’est rien vu.

    En revanche j’ai vu quelques gasthaus, mais elles ne sont pas répertoriées dans mon vade-mecum, qui s’intéresse exclusivement aux établissements sur le chemin. Par ailleurs ces exploitants n’ont probablement pas d’intérêt à être répertoriés par Booking.

    J’arrive à Schalkau , qui était le terme prévu pour cette étape, dans la mesure , même un peu plus loin, l’hôtelier et moi même n’avions rien trouvé. Mais ce petit village avait l’avantage primordial, d’avoir une gare, disons une halte ferroviaire. Je m’y rends . Il y a très peu de trains d’affichés , le prochain, pour autant qu’il circule aujourd’hui est annoncé dans deux heures sachant qu’il n’ira pas à Coburg, mais Sonneberg (en th) et qu’il faudra en avoir un autre pour Coburg. Tout cela me parait un brin compliqué et aléatoire.
    Je décide de pique-niquer. Riche idée , une nouvelle averse bien froide.
    Et nouveau dilemme. Est ce que je fais du stop sur la route des vélos, très directe, mais peu fréquentée. Mais la route principale, elle, est fermée pour travaux. Et il convient donc d’aller aussi à Sonneberg.
    On est en limite Thuringe/Bavière et n’y a pas à proprement parler de grands axes.
    Je choisis le stop vers Sonneberg, là-bas j’aurai le choix entre le train , en direct cette fois, ou de nouveau le stop.
    Même en vingt minutes je n’ai pas vu beaucoup de voitures, mais une a fini par s’arrêter . Le conducteur allait à destination.
    Il me dépose devant la gare, un train partait quinze minutes plus tard.

    Par la fenêtre j’ai pu apercevoir le château de Coburg, qui a tout pour impressionner, même vu d’en bas. Je vous suggère un coup d’œil sur Internet

    Arrivé à Coburg, j’ai fait provisions de sandwiches à la gare, le dîner n’est au programme de mon hébergeur. Heureusement le petit déjeuner lui, est prévu. Ouf.

    Pierre

  • Neuhaus am Rennweg

    Neuhaus am rennweg


    Jetant un coup d’œil par la fenêtre, j’étais satisfait de voir que du ciel bleu était au programme de la journée .

    Vous vous doutez que , quand le nom d’une localité il y a …see, c’est qu’il y de l’eau et l’eau est plutôt dans la vallée.
    Donc , première nécessité, sortir de la vallée, et dans cette partie de l’Alllemagne , elles ont tendance à être assez encaissées.

    Une belle côte se présente à moi, déjà en ville. Et après dix minutes de marche, je n’étais déjà plus sur le chemin. Lorsque je m’en rends compte , la côte est déjà bien avalée et faire demi tour n’est pas vraiment dans mon tempérament. Donc , j’insiste et finis bien sûr par trouver une route qui me ramera dans le bon chemin, mais au prix de trois ou quatre kms supplémentaires.

    Mais je retrouve mon fil rouge et tout va bien.
    Nous sommes maintenant dans la vallée de la Schwarza, petite rivière très sympathique dont nous remontons le cours. Je dis nous, car outre le chemin et moi même , il y a également une ligne de chemin de fer et une route .
    A un moment donné, j’arrive à une patte d’oie. Les gens raisonnables auraient mis le poteau directionnel au milieu, entre les deux route possibles. Pas de chance pour moi, il avait été mis à droite. J’en conclus trop hâtivement, mais conscient que c’était un pari, je vais aussi à droite.
    Dans l’ensemble ici , le balisage est très distendu et on peu parcourir parfois plusieurs kms sans confirmation du choix.

    Et vous l’avez compris j’avais pris la mauvaise option

    J’arrive à une gare de funiculaire. Je n’étais pas au bon endroit, mais cela pouvait s’arranger ( au prix de kms supplémentaires).
    En deux cents mètres je vois deux balises qui me semblent contradictoires. À proximité un homme vérifié de bon fonctionnement des bouches à incendie, je lui demande la direction de Oberweissbach et il me montre le funiculaire. Je lui dit que je veux faire ça à pied. Il le fait comprendre que je n’ai qu’à suivre la voie ferrée.

    Bon. Longueur 1300 m pourcentage 25%.

    Bien entendu, je me fait incendié par un employé qui descendait avec une rame.
    Je finis par arriver en haut. Je n’ai pas bien compris ce que les gens venait à cet endroit. 700 m, d’altitude, une belle vue certes, mais aujourd’hui largement bouchée par les nuages revenus en force.

    Je finis par arriver à Oberweissbach, et là je tombe sur une pèlerine un peu à l’agonie, le froid, la fatigue, le fait d’être seule. Elle me dit , avec sa machine à traduire qu’elle attend un taxi pour Neuhaus.
    Je lui dit que cela ira mieux demain surtout si le temps devenait un peu plus chaud..…
    Il me restait huit kms.
    Ils furent faits à travers un massif forestier. Malheureusement, à la différence de que j’ai vu jusqu’à maintenant, des très nombreux arbres sont morts, encore sur pied, mais aussi ,d’autres abattus. Et la chose étonnante pour moi, le tronc est coupé à environ deux mètres du sol.

    J’ai profité de l’accueil très chaleureux du patron de l’hôtel Oberland, pour lui poser quelques questions à propos de cette dévastation.
    D’après lui, les pins sont minés par un insecte et du fait de la monoculture, ils ont du mal à enrayer la maladie.

    Une de mes activités avant de dîner , c’est de m’assurer un hébergement pour la nuit suivante. J’avais déjà un peu prospecter hier et le résultat n’était pas brillant. Mais bon , je recommence avec des options un peu différentes. Sans succès. Le tenancier m’avait proposé son aide,je vais le solliciter. Après 30 minutes d’effort et de vains appels, je lui dis que je referai ce que j’ai fait avant d’arriver à Wittenberg. Je vais au bout de mon propre contrat et je finis comme je peux.
    En passant j’apprends qu’un festival est organisé dans la région et bien sûr les hébergements sont complets.