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  • Schlussefeld

    Schlüsselfeld

    Si vous avez un WE à passer à Bamberg, je vous conseille l’hôtel du Centre.
    L’aspect extérieur fait un peu rigide, mais les aménagements intérieurs sont très avenants. Comme un certain nombre d’hôtels de ville, en réalité l’ activité commence au 1er étage. Pour prolonger la salle du petit déjeuner une terrasse a été créée elle aussi au premier étage, ce qui la met dans le feuillage de l’arbre de la courette.

    Je pars en redoublant d’attention pour faire face à la vitesse élevée des collégiens à vélo qui ne sont plus très sûrs d’être à l’heure.

    Je retraverse la rivière et rentre dans la vieille ville. Sous le porche permettant l’accès , une plaque à la mémoire de Carl Stauffenberg, l’officier supérieur qui tenta d’éliminer Hitler.

    Si à l’arrivée j’avais cheminé dans l’espace de la plaine alluviale, sortir exigeait l’ascension du coteau. Cette partie de la ville que je n’avait pas explorée est elle aussi riche en bâtiments superbes , mais aux allures beaucoup plus aristocratiques , clairement le commerce en bas, les responsables politiques et religieux en haut.

    À partir d’aujourd’hui, la direction que je prends , s’infléchie vers le S/O

    Très vite j’étais sorti de la ville et je me retrouvais dans un océan vert entre différentes cultures, blé , luzerne et des prairies.

    Mais la grande différence avec les paysages agrestes du nord , c’est la taille des champs. Ici on est beaucoup plus dans ce que l’on connaît chez nous.
    Le balisage est en progrès, et je suis même passé devant des balises datées de 2005.

    Un lecteur assidu me demande qu’elle faune je croise. C’est d’abord les chevreuils, encore un aujourd’hui, puis des lièvres, des écureuils et beaucoup d’oiseaux . Ce matin, cigogne et un héron et toutes sortes de passereaux.

    Le temps est redevenu plus clément , même si des averses sont encore possibles. La fin de semaine s’annonce très chaude…

    Pierre

  • Bamberg

    Bamberg

    Ce matin, le soleil brillait déjà tôt et illuminait les prairies qui étaient devant ma fenêtre. Tout ce présentait bien.
    Hier soir j’avais eu la chance d’accrocher à mon palmarès, une nouvelle cuisine exotique, la cuisine mexicaine. Globalement des plats inconnus de moi expliqués dans une langue pas plus connue, j’ai choisi du sur, j’ai opté pour un chili con carne. Il me reste la cuisine du Swaziland, mais j’ai bon espoir d’ici Strasbourg.
    L’un des éléments qui me permettent de dire que je suis dans la partie ouest de l’Allemagne c’est bien la pratique des langues. Hier soir lors de mon arrivée, j’ai vu trois personnes qui parlaient anglais, et ce matin sur la table du petit déjeuner, il y avait un menu trilingue, dont le français.
    Seul petit bémol sur ce menu, le mot anglais « order » avait traduit en français par «  bomber «  le personnel ???

    Broutille que cela !!.
    Outre le temps superbe et un peu frais ´ j’ai été favorisé par le fait que je suivais une pente légèrement descendante.
    J’ai alors rencontré quelqu’un de très sensible, un radar pédagogique, il m’a indiqué que j’avançais à 6 kms/h. Mais à ce moment , j’arrive sur une infime côte et là, tout de suite il m’inflige un 5 kms/h.
    Vous l’aurez compris , on était pas là pour plaisanter. Une lectrice m’avait suggéré de déambuler dans Bamberg, et pour cela il faut un peu de temps. Donc j’ai avalé les 29 kms en 5 h 30 m de marche.

    J’arrive à l’hôtel, j’y dépose mes affaire et je vais voir si le tampon de Bamberg valait le déplacement. Sur le chemin une pâtisserie attire mon œil et mon estomac.
    Attables à mes côtés, des hispanophones, la mère ,le père et le fiston discutaient ferme. Et c’est très probablement lui le sujet de la conversation, étudiant loin des parents…….
    Et je me dis qu’interrompre cette discussion pourrait alléger l’atmosphère.
    Donc je sors mon espagnol du grenier et commence à leur parler du Camino dont tout espagnol digne de ce nom connaît l’existence en Espagne, ici c’est moins sur.

    En réalité, je comprends assez vite qu’ils sont plutôt mexicains, mais ils semblent intéressés par mon expérience et le demande si nous avons randonné au Mexique. Je veux m’éclipser, mais ils me retiennent.
    Chaleur totalement hispano-américaine.

    J’arrive à l’office du tourisme. Ici aussi ils déteste les touristes et ferment quand ils sont trop nombreux !!!!.

    J’en ai profité pour déambuler. C’est une ville très attachante et on sent bien ses racines historiques y sont particulièrement mises en valeur. Le bâti est parfaitement entretenu et propose une palette de couleurs pastels qui ,probablement ailleurs ,ferait tiquer, mais ici cela figure bien une certaine aisance de bon aloi
    . La ville est assise sur la rivière Regnitz qui a alors deux bras ,conférant à la cité, avec ses multiples ponts ,un côté villégiature. Elle tient encore un certain nombre de fonction administrative, religieuse, judiciaire et universitaire, qui lui assure une pérennité qui se ressent dans l’aspect des rues, d’ailleurs très peu de magasins vacants.

    Sur le coup de 18 h , je ressors pour dîner . Et une chose est frappante en Allemagne, c’est de constater comment la foule qui était dans la rue il y 30 minutes ou une heure a disparu. A la différence avec l’Espagne ou l’Italie où c’est l’heure de la passegiata où chacun vient se montrer , ici les habitants rentrent chez eux , peut être pour picoler, vu le nombre de gens portant des packs ou tonnelets de bière .

  • Ebern

    Ebern

    Si jamais vous possédiez une carte de mon parcours, ne cherchez surtout pas Ebern, j’en suis assez éloigné.
    L’étape d’hier plus celle d’aujourd’hui représentent plus de 60 kms, et peu avant d’arriver j’ai constaté que je n’avais fait que 21 kms »utiles ». C’est vous dire les compromis qu’il faut faire pour trouver une chambre ( dans une limite de prix raisonnable)
    Bonne nouvelle , demain retour des kms utiles.

    Si l’accueil, hier soir , était sympathique, le service lui , était aux abonnés absents. Pas de petit déjeuner, c’était anticipé, mais pas la moindre kitchenette pour faire chauffer de l’eau pour un café , c’est abuser.

    Cela m’a permis de partir assez tôt, malgré un brouillard qui a quand même accepté de se lever vers les 8h30. Retour des gants aux bouts des bras.

    Après deux heures de marche à bon rythme, j’arrive à Lichtenfels. J’avise une pâtisserie balkanique, cela existe au moins ici.
    Je prends une part de strudel et un grand café.
    La ville est pavoisée de personnages en osier et de paniers suspendus sur des fils au dessus des rues et des placettes. La responsable de l’ OT m’expliquera que le tressage de l’osier est une activité fort ancienne et don un peu l’image de la ville.
    Le cours alangui du Main et de ses affluents a semé detres nombreux étangs qui a certainement favorisé la création d’oseraies.

    En attendant l’ouverture de l’office de tourisme, Je patiente dans la rue et je me remémore le désarroi qui nous avait saisi lorsque , le jour de notre arrivée en vacances en Autriche , nous nous étions rendus compte que les commerces de bouche fermaient le samedi à midi, je constate que près quarante ans après cela est resté la pratique ici en Bavière.

    Le marcheur, pèlerin ou randonneur à trois difficultés à traverser, les autoroutes, les voies de chemin de fer, et les fleuves et rivières.
    Pour les deux premières, j’ai pas trop mal réussi, mais passer le Main m’a un peu promené.
    Cette partie de la matinée s’est déroulée sous la supervision du monastère de Banz (voir sur internet Kloster Banz) . Vu d’en bas j’avais le sentiment de reconnaître une certaine cathédrale galicienne , façade a double tours….

    Je. Inès de franchir la rivière , il est 11h45 et je décide de profiter d’un abribus pour déjeuner.

    Ceci fait, je remets son sac en ordre de marche, et au moment où je fais l’effort de le positionner sur mon dos, passe devant moi une troupe d’une quarantaine de personnes, encadrée par des pompiers qui sécurisaient l’affaire.
    Il s’agissait d’un pèlerinage marial. Je ne possède pas tous les termes techniques pour vous décrire l’ensemble . Mais drapeaux , oriflammes , (petite) statue de la Vierge, sono relayant des incantations et des Ave Maria, et une clique d’instruments à vent (cuivre) . Ce dernier élément, pour un mécréant comme moi, faisait quand même un peu penser à la fête de la bière.
    Donc tout ce petit monde passe devant moi, mais à décider de suivre l’itinéraire que j’ai choisi.

    Je suis vingt mètres derrière eux, ne sachant qu’elle attitude adopter.
    On fait trois cents mètres comme cela , et une pèlerine s’arrête (prétexte ?) et repart à ma hauteur.
    Elle engage la conversation et me dit qu’ils pelerinent depuis deux jours, elle me donne un badge de ce pèlerinage. Comme je ne voyais pas trop où tout cela allait nous mener, je lui ai dit qu’ils ne jouaient, mais alors pas du tout, dans la même cour que moi. Et je lui ai présenté ma carte de visite. Elle a rapidement accéléré pour aller raconter cela à sa meilleure copine et j’ai pris la décision de retrouver mon allure habituelle, celle où l’on fatigue le moins.
    Arrivé en tête de groupe, les jeunes qui menaient le rythme ont engagé eux aussi la conversation. Mais voulant s’aligner sur moi, ils étaient en train de perdre le reste de la troupe.
    Arrivés à un petit hameau doté d’une église , ils devaient être attendus pour le déjeuner ce qui mis un terme à notre déambulation commune.

    Entre averse et soleil, j’arrivais à Ebern , petite ville aux maisons à colombage en nombre incroyable .
    Pierre