Palagiano
Après l’éprouvante étape d’hier, c’est une étape de transition au programme aujourd’hui.
Ce fut , comme hier , une randonnée de campagne, mais très différente, néanmoins.
Après être sorti rapidement de Laterza, une petite erreur de compréhension nous fait confondre Castellaneta et Castellaneta M. Le M signifiant, nous l’avons appris un peu plus tard « mare « une vingtaine de kms séparant ces deux lieux.
Mais sans nous pénaliser outre mesure , nous avons ainsi pu découvrir un très vaste forêt aménagée pour les coureurs, qui passent ainsi de sous bois de pins à des allées de chênes verts, en évitant de fouler les cyclamens qui parsèment le sol.
Plus tard, nous longeâmes de grands espaces dédiés à l’élevage bovins.
Pour compléter notre enchantement, cette route était totalement fermée à la circulation, un pont était en cours de réfection.
Puis le chemin s’inclina face à la mer, au lointain.
Nous progressâmes dans une sorte d’Eden où tout semble pousser entre l’action du soleil, celle de l’eau, souvent apportée par irrigation et enfin grâce à une terre extrêmement généreuse. Et là, vigne, oliviers, orangers, mandariniers grenadiers, citronniers, figuiers classiques et de Barbarie, sans parler de toutes les cultures vivrières. Quel contraste avec les plaines à blé d’hier !!.
On récolte ici un raisin d’une variété que j’ignorais, il est ni vraiment blanc, ni vraiment noir, et tiré sur le rouge. Ne sachant si cela était du raisin de table ou destiné à la vinification, nous arrêtons et posons la question à un vendangeur, la cueillette semblant se faire avec circonspection. La réponse claire : vino.
La pratique culturale de la vigne ici est surprenante pour quelqu’un du nord, la vigne est protégée par un film, parfois assez opaque, dont je n’ai pas compris, si c’était une protection contre les orages et leurs conséquences ou contre un soleil devenu trop implacable.
Nous avons retrouvé la SS 7 . Alors que nous interrogions un automobiliste sur la route à suivre , il nous met en garde sur le côté très dangereux de cette route, il nous suggère un chemin agricole parallèle à SS 7 .
Nous arrivons sans encombre à Palagiano à 13h15 ce qui reste correct pour 29 kms.
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Laterza
Laterza.
Incroyable, les chroniques s’accumulent, mais par absence de WIFI ou pour son non fonctionnement , elles restent dans la boite .
Ce matin, nous quittons une maison extraordinaire dont la partie la plus ancienne est antérieure à la cathédrale, un premier remaniement contemporain de la construction de la dite cathédrale. Le maître de maison a voulu absolument nous offrir le petit déjeuner qui n’était pas compris dans la prestation.
Mais le dimanche matin dans la vielle ville, sept heure du matin n’est pas une heure ouvrable et nous nous sommes rabattus sur le glacier, qui faisait aussi du café et avait des viennoiseries.
Puis le maître de maison, qui je vous le rappelle, parle un excellent français , a tenu à montrer le chemin pour sortir au mieux d’Altamura.
Là nous retrouvons la Via Appia, pour le meilleur et pour le pire.
Le pire c’est ce côté rectiligne de là route militaire, surtout quand après dix heures du matin, le soleil tape déjà très fort.
Le meilleur, c’est cette presque plaine sous le soleil des origines , des champs de céréales maintenant bien à l’abri, où les agriculteurs préparent déjà le sol pour les prochaines semailles. Ces collines molles qui impriment à peine une vague dans le relief de l’horizon.
L’habitat y est rare , et bien souvent, maintenant inoccupé. Ce qui fait que nous avons rencontré aucun village en trente kilomètres et seulement quelques bâtiments occupés. Dans l’un d’eux nous avons pu , vers onze heures trente , demander à remplir une de nos gourdes . En sus de la gourde, nous avons été abreuvé d’eau fraîche et le jeune homme qui s’est occupé de nous ne cessait de nous proposer un autre verre. Nous acceptâmes un petit, est ce utile de le préciser, café. Son père et lui, travaillaient pour la Tenuta Vignone, grosse structure hôtelière et viticole..
Peu avant nous étions passés devant la Tenuta Jesce, dont on trouve des indications comme quoi elle aurait participé à l’aventure de la via Appia depuis le début, mais c’est en plus un site où on été découvert des objets datés du néolithique.
Laterza n’est pas à proprement parlé sur la voie Appia, il faut s’en détourner de plus de cinq kms et ces kms là, ils sont très longs. Sans compter le fait que les communes sont très étendues, cette dernière partie est interminable.
Nous finissons tout de même par arriver au B&B. Et surprise, c’est un ensemble largement troglodyte et cela me rappelle l’une des maisons de mon enfance en Touraine. Ambiance très particulière car la lumière du jour y parvient peu, surtout dans les pièces du fond, mais des volumes de cathédrale.
Comme cela faisait quasiment quarante huit heures que nous n’avions pas fait un repas normal, nous nous offrons le seul restaurant du coin, mais je fais le repas italien avec antipasti « della mare « de premier ordre, carpaccio de saumon, un autre d’un poisson , blanc, des huîtres de ...Granville sur lit de glace, et de la morue fraîche entourée de Speck le tout grillé . Puis primo piatti , riz « della mare « et secondo piatti thon avec des tomates cerise et roquette, Évelyne calant pour second piatti.
De plus, Il paraît que la bière défatigue particulièrement bien.......