Saint Génies de Malgoires
Enfin le ciel est bleu et les hirondelles volent haut dans le ciel et nous pouvons partir tôt.
Dotés , en partie, d'équipements neufs (voir hier ) et pansements anti-ampoules frais , nous pouvons attaquer franchement le sol avec nos foulées de géants ( ces pansements ont une date de péremption qui est plus longue que les yaourts , de quelques mois seulement et Evelyne tentait de se soigner avec des produits de trois ans!! Résultats néant .)
Sur le chemin , à Vézénobres, très précisément , une brochure faisait miroiter la visite d'une figueraie , visite éventuellement commentée. J'ai personnellement un intérêt particulier pour le figuier et la figue, car cette dernière est vrai délice lorsqu'elle est dégustée à sa maturation optimale.
En réalité , il y a bien quelques centaines de figuiers plantés , mais en plein champ et sans explication particuliere . Déception .
Notre guide nous promet une épicerie à Ners. Elle est fermée depuis un certain temps, mais cela nous vaut une petite discussion avec le maire, (qui voudrait bien faire comme nous), sur la route à suivre.
Cela nous conduit à prendre une salade dans un restaurant au bord du Gardon.
Au moment de repartir, je jette,un coup d'oeil vers le nord, et je vois une énorme masse nuageuse gris foncé, synonyme d'orage, qui fonce sur nous.
Comme au dessus de nos têtes le ciel était encore bleu, nous partons , ragaillardis par ce petit repas.
Sans véritablement presser le pas, mais sans flâner non plus ,nous avançons . Et il se produit un phénomène curieux, pour nous, la masse nuageuse se scinde en deux parties. L'une nous double par l'est et l'autre par l'ouest. Et nous entendions les roulements de tonnerre en stéréo . Puis l'un s'éloigna en grommelant et l'autre poursuivant sa route en maugréant . ( non cela n'a rien à voir avec des personnes existant réellement )
Nous finissons par arriver à Saint Génies où le panneau d'affichage électronique de la mairie nous fait savoir que la température est de 44° , au soleil.
L'hôtel où nous nous arrêtons possède une piscine. Si nous avions respecter nos habitudes, douches ....nous aurions été comme cela s'est déjà produit, incapables d'en profiter. Donc , on pose le sac, on met le maillot et à la piscine, pour un court bain, car malgré tout , nous n'avons plus de calories à consacrer à cette activité
En faisant une recherche sur internet pour tenter de vous éclairer sur la,signification de Malgoires et je n'ai rien trouvé. En revanche je peux vous dire que cette petite commune a eu le premier maire noir de France , à la Révolution, et cela a du en etre une, mais il fut guillotiné en 1794 !!
Pierre
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Alès
Alès
Quand une bonne , mais une mauvaise aussi, raison vous fait sortir de votre chemin, vous cherchez la solution la plus économique sur le plan physique , pour regagner votre itinéraire . Et c'est vrai que l'on accepte pas facilement de repartir en arriere .
Nous sommes encore dans les hautes Cévennes et si les sommets non rien d'himalayens , il fait quand même se taper des dénivellés de 300/400 m.
Et surtout naviguer dans des secteurs où on ne rencontre pas âme qui vive, peut s'avérer assez éprouvant , surtout pour la randonneuse , car ici point de café.
On monte, on descend. Heureusement,à intervalle régulier , une indication du prochain lieu dit, où une réduction , bien faible, malgré les efforts consentis, de la distance pour le croix de ceci ou le mont Y.
Et comme nous sommes lundi, nous n'avons pas trouvé d'alimentation ouverte au départ.
La chaleur commence à monter. Nous l'attendions depuis tellement longtemps.
Il doit etre environ de 11h30 et c'est l' ALERTE ROUGE !!!
Une laie vient de s'engouffrer dans les fourrés sur notre droite et les marcassins , au nombre de trois, eux filent droit devant eux, c'est à dire droit devant nous , sur notre sentier.
Nous restons immobiles pendant quelques secondes, puis nous reprenons notre progression au ralenti, en tapant avec nos bâtons sur les cailloux du chemin. Nous appliquons cette stratégie pendant environ cinq cents mètres, puis reprenons notre rythme normal.
Nous finissons par sortir de ce labyrinthe sur le coup de 13 h, ce n'est pas gênant , il n'y a pas de commerce dans ces villages.
Nous finissons par trouver une boulangerie moderne ouverte ,sur le coup de 15 h.
Mais les faubourgs d'Alès sont interminables et nous accédons à notre chambre qu'à. 16h 30
La transition entre les températures d'altitude et celle de la plaine est rude et nous sommes comme des poissons qui auraient été sortis de l'eau !
Des problèmes d'impedimenta nous obligent à rejoindre un magasin de sports à la périphérie , mais nous y allons en bus, notre contrat,nous autorisant ce type de transport pour régler les problèmes d'ordre technique (élément modeste mais capital pour un marcheur , une bonne paire de chaussettes )
Pierre