Montpellier
Malgré la difficile journée d'hier, à notre étonnement toujours renouvelé, nous étions presque frais comme des gardons pour le petit déjeuner.
La difficulté d'aborder une grande ville, sans un fil rouge, type GR, était entier.
J'avais regardé sur ma tablette le chemin " recommandé" pour les piétons. Si au début cette proposition était pertinente , plus nous rapprochions de Montpellier , plus la circulation devenait dense, mais surtout plus les voitures occupaient l'entièreté de l'espace. Rien pour les cyclistes.....
Nous faisons une halte sur la place du village de Lansargues. Je vous le signale , car il est particulièrement " hirondelles friendly " . Sur la façade d'une seule maison, j'ai compté cinquante nids, dans la génoise. (partie,du toit en surplomb fait d'une petite maçonnerie et de tuiles canal renversées .)
Nous poursuivons notre route en zigzagant pour éviter les routes à grand trafic, les autoroutes, que l'on ne peut,franchir n'importe où, remarque valable aussi pour la nouvelle ligne grande vitesse.
Nous finissons par atteindre la banlieue et apres 45minutes de zones commerciales et de concessions automobiles, nous décidons s'honorer de notre présence le tramway, qui en vingt minutes nous amene à la gare.
Nous approchons de la station où nous devons descendre et Evelyne voit parmi les gens qui se dirigent vers la gare, Marc, qui sur la route de Marseille , avait fait escale à Montpellier.
Nous nous retrouvons et il nous fait un rapide descriptif des raisons de sa présence , improbable, ici . Il nous dit deux mots des exploits de sa fille.
Son train est annoncé. Nous lui disons au revoir. Brève rencontre.
Nous profitons de l'apres midi pour découvrir cette ville que nous ne connaissons ni l'un ni l'autre.
Nous avions envisagé une visite guidée de la ville, la prestation du jour est complète . Nous déambulons dans les rues à ladécouverte des hôtels particuliers qui sont nombreux. Dans ce cadre nous arrivons sur la zone historique de la création , entre autre de la faculté de médecine, qui fut une des toutes premières en Europe , tant sur le plan chronologique qu'en terme de renommée . Cela est du à l'esprit éclairé d'un politique (comte de ?) qui requis toutes les compétences en faisant fi des croyances religieuses, ce qui , au 12/13eme siècle était extrêmement novateur. Il fit ainsi travailler juifs, musulmans et chrétiens sur ce qui était à l'époque insurpassable, c'est à dire la médecine grecque.
Nous n'avons officiellement pas atteint les huit cents kms promis (750 ), mais les difficultés, imprévues , de cette saison compensent, nous semble il ce petit manque.
A bientôt.
Pierre
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Lunel
Lunel
Relier Nîmes à Montpellier , même en deux étapes , n'est pas facile, surtout si l'on veut éviter le bitume, ou au moins le bitume utilisé par les quatre roues.
J'avais bien repéré une voie verte, elle allait vers Sommières . Mais son point de départ se situe à près de 10 kms du centre de Nîmes. Néanmoins elle pouvait nous offrir un douzaine de kms en site propre, malheureusement bitumé, revêtement qui fait la joie du très grand nombre de cyclistes que nous avons croisés. Nous avons tout de même choisi cette option.
Après Clavisson , nous avons quitté la voie verte pour nous engager dans la foret , ce qui fut bien agréable.
Nous envisagions de nous ravitailler à Aubais, mais l'épicier et moi n'avons pas été à la même école. Nous arrivons à 12 h 30 et l'heure de fermeture devait être 12 h 29.
Nous tapons donc dans la ration de survie, un bout de pain qui traine, deux gaufres achetées providentiellement dans les 36 dernières heures et nous nous abreuvons à l'eau des gourdes.
Nous reprenons notre route, mais la chaleur se fait plus insistante . Même les circaètes sont au repos et les serpents peuvent se dorer au soleil.
Nous traversons la Vidourle à Villetelle sur un pont submersible. Dans l'impossibilité économique de construire un pont " classique " il a été construit un pont utile pendant 350/360 jours par an. Et si les crues deviennent trop importante, le trafic est dévié sur une autre route.
Tout cela ajoute des kilomètres aux kilomètres et une certaine fatigue se fait sentir.
Partir la tête dans les nuages n'exclut pas d'avoir dans sa poche les n° de téléphone d'un ou deux hôtels potentiellement sur notre route.
Même si Lunel était l'option la plus proche et donc la plus raisonnable, ce fut un peu difficile, y compris avec des arrêts intermédiaires dans au moins un cafe, où pour info, l'eau est déjà devenue une denrée couteuse.
Et comme un fait exprès , l'hôtel se trouvait un mauvais coté de la ville
Pierre